Tout sur SGRS

Les agents et les informateurs des deux services de renseignement belges, la Sûreté de l'Etat civile et le SGRS militaire, seront à l'avenir autorisés à commettre, sous des conditions "strictes", de "petits délits" pour pénétrer des milieux terroristes, ce qui exige une modification de la loi dite "BIM" actuelle, a indiqué jeudi le ministre de la Justice, Koen Geens.

Dans son rapport annuel, la Sûreté de l'Etat met en garde contre plusieurs points. Entre l'éducation salafiste à domicile et les prisons qui servent de pouponnière aux extrémistes, voici quelques-unes des principales constatations.

Pour Guy Rapaille, le président du comité R, le renseignement belge doit être plus réactif et plus prédictif. En ligne de mire : le terrorisme, mais aussi l'extrême droite, l'intérêt chinois pour notre économie et l'espionnage débridé des services secrets étrangers sur notre territoire.

Depuis le 1er avril, les compagnies aériennes doivent communiquer les données des passagers au ministère de l'Intérieur. Depuis lors, 834 personnes signalées dans les bases de données de la police ont pu être identifiées, selon les chiffres du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) relayées vendredi par De Tijd et L'Echo. La police aéroportuaire est intervenue dans 10% des cas.

Le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) est allé négocier en 2016 dans le nord de la Syrie avec des combattants kurdes au sujet d'une possible coopération militaire, indique vendredi la VRT alors que le ministre de la Défense Steven Vandeput a toujours assuré qu'aucun militaire belge n'avait été sur le terrain en Syrie.

Les moyens octroyés aux services de renseignement sont notoirement insuffisants comme l'a relevé La Libre Belgique du 29 mars : sur les 400 millions d'euros promis par le gouvernement Michel en novembre 2015 pour lutter contre le terrorisme, seuls 7 millions ont été réellement attribués à la Sûreté de l'Etat.

Le Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) a négocié, l'année dernière, avec le groupe Kurde YPG pour leur fournir des vêtements de combat. L'action sera, in fine avortée, mais le SGRS a aussi organisé des séances d'entraînement et de techniques de tir pour des dizaines de combattants kurdes, a appris le Knack de plusieurs sources bien informées. Tout indique que l'affaire était l'une des raisons de la démission du général Eddy Testelmans en juin 2017.

Le monde du renseignement s'est restructuré après les attentats du 22 mars 2016. Il a reçu des moyens supplémentaires mais si c'est pour faire le même travail que la police, à quoi bon ? Ou comment ne pas perdre sa spécificité : comprendre pour mieux anticiper.

Le lieutenant-général Eddy Testelmans a décidé de démissionner de son poste à la tête du Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) de la Défense, a-t-il confirmé au Standaard, qui publie l'information mardi. Sa démission fait suite à une lettre très critique qui avait été envoyée par plusieurs commissaires du service.

L'armée souhaite récupérer les archives de la Force publique, est-il ressorti mercredi d'une question posée par le député Benoît Hellings (Ecolo) en commission de la Défense de la Chambre. Une demande qui étonne le parlementaire alors que ces documents ont plus de 50 ans.