Tout sur Serge Kubla

Et dans trois mois, les premiers verdicts sans appel pour les partis détenteurs de pouvoir depuis 2014. Le 14 octobre, le scrutin ne concerne que l'échelon communal mais aucun autre n'est survenu depuis l'installation des différents exécutifs actuels.

Plusieurs élus locaux, régionaux ou fédéraux, se présenteront au scrutin d'octobre prochain sans savoir s'ils seront, ou non, condamnés plus tard. Chaque parti a ses propres règles pour ces toujours présumés innocents. Et une personne n'est pas l'autre...

L'étau judiciaire se resserre autour de l'ex-bourgmestre MR de Waterloo, désormais poursuivi pour blanchiment. Nouvelles perquisitions et interrogatoires.

Dans le dossier naturalisation de la famille Chodiev, le commissaire de la police de Waterloo a fait preuve d'une extrême bienveillance, en tout cas à l'égard de l'épouse de l'oligarque. C'est ce qui ressort du rapport du Comité P qui vient d'être présenté devant la commission d'enquête parlementaire sur le Kazakhgate.

La commission d'enquête parlementaire Kazakhgate auditionnera le 8 mars prochain l'ancien bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR). Cette séance sera la dernière du volet consacré à l'acquisition de la nationalité de Patokh Chodiev et consorts, au coeur de l'enquête des parlementaires.

Suite aux infos publiées par Le Vif et De Standaard ce matin, la Commission d'enquête parlementaire sur le Kazakhgate a décidé d'auditionner dès mercredi matin l'agent de police de Waterloo qui a dressé un PV négatif sur Patokh Chodiev en 1996. Les députés n'ont pas traîné et semblent avoir pris ces nouveaux éléments très au sérieux.

Le Vif/L'Express et De Standaard ont retrouvé l'agent de quartier de la police de Waterloo qui a établi un rapport sur Patokh Chodiev, fin 1996, suite à sa demande de naturalisation. Le PV qu'il a alors rédigé était bien négatif, en raison d'informations alarmantes de la Sûreté de l'Etat. Ce qui n'aurait pas plu à son commissaire de l'époque Michel Vandewalle ni au bourgmestre Kubla. Ce policier demande à être entendu par la commission Kazakhgate pour s'expliquer. Révélations.

L'homme de confiance du groupe sidérurgique Duferco, dont la disparition en juin 2014 avait révélé une affaire de corruption présumée impliquant l'ancien ministre wallon Serge Kubla, aurait encore été aperçu en République démocratique du Congo plusieurs mois après sa prétendue disparition, selon l'émission "Devoir d'enquête" diffusée mercredi soir sur la RTBF.

Serge Kubla, son prédécesseur, disposait d'un carnet d'adresses aussi épais qu'un annuaire téléphonique. La nouvelle bourgmestre de Waterloo affirme s'être construite toute seule. Une question de caractère. Mais un manque de relais qui pourrait lui être préjudiciable.

Pour Renaud Witmeur, le président du comité de direction de la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, les accusations de commissions occultes, pour 4 millions d'euros, versées à plusieurs bénéficiaires sur des comptes bancaires en Suisse à la fin septembre 2003, sont fausses.

Une piste suivie par les enquêteurs dans le dossier de corruption où ont été inculpés Serge Kubla et deux dirigeants du groupe sidérurgique Duferco mène vers des sociétés offshore établies dans de discrets paradis fiscaux tels que Gibraltar, Liechtenstein ou encore les Îles Vierges, révèlent vendredi La Libre Belgique et La Dernière Heure.