Tout sur scission

Suite aux propos de Bart De Wever qui souhaite une scission de la SNCB afin d'éviter que les navetteurs flamands soient dupes des grévistes wallons, le quotidien De Morgen s'est demandé si sa proposition était bien réaliste.

La commission des Affaires institutionnelles du Sénat a approuvé en fin de matinée la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Mais il ne s'agit que de la première étape d'un processus qui en comptera quatre, rappelle Caroline Van Wynsberghe, politologue à l'UCL.

Un accord sur la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde a été trouvé entre les huit partis autour de la table cette nuit. Voici, en résumé, ce que cet accord contient et ce qui va changer concrètement pour les habitants de la périphérie bruxelloise.

Il a fallu 404 jours pour qu'enfin une timide avancée se profile à l'horizon. A la mi-août, 8 partis - PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen !, CDH et CD&V - se retrouveront enfin pour négocier. L'équilibre reste fragile, mais l'enjeu, crucial. Voici dix raisons pour lesquelles la Belgique n'est pas condamnée.

Une trentaine d'étudiants anversois ont lâché 150 ballons pour protester contre une éventuelle scission du pays. Des messages à destination des étudiants wallons se trouvaient sur des cartes attachées aux ballons. Une action symbolique leur permettant de faire connaitre leur opinion sur la question.

Les partis francophones associés aux discussions sur l'avenir du pays attendent désormais un geste de la N-VA en vue de la recherche d'un compromis. Quant aux options possibles, selon un sondage de la RTBF, 91 % des francophones interrogés sont opposés à l'organisation d'élections... et 71 % disent carrément "non" à des négociations portant sur la séparation.

La VRT s'est penchée sur la scission de la Belgique, trois ans après le célèbre "Bye bye Belgium" de la RTBF. Plutôt qu'un docu-fiction, la chaîne publique flamande a donné la parole à onze experts avant de recueillir la réaction des partis flamands et francophones.

Une délégation du PS français a rencontré le 13 septembre dernier des responsables du PS et du sp.a pour évoquer l'avenir de la Belgique, lors d'une visite d'information au cours de laquelle il n'a pas été question d'un rapprochement avec la France, indique mardi La Libre.

La dernière nouvelle du front communautaire sent la poudre. Le PS décrète la mobilisation francophone pour se préparer à la fin du pays. Charles Picqué (PS), ministre-président de la Région bruxelloise, persiste à sonner le tocsin.

Selon des universitaires, une Belgique sans la Flandre devrait surtout régler le problème du chômage. Côté pensions, Wallonie et Bruxelles disposent d'une population plus jeune. Resterait la question de la répartition de la dette...

Philippe Moureaux, Laurette Onkelinx et Rudy Demotte ont dit au cours du week-end que les wallons et les bruxellois devaient envisager la possibilité de la fin de la Belgique. Le ministre flamand N-VA Philippe Muyters a qualifié cette prise de position de "non-sens" et a été appuyé lundi par le président Bart De Wever. Le Vlaams Belang s'est, pour sa part, dit très étonné par cette réaction de la N-VA.