Tout sur scientologie

Le premier procès en Belgique visant l'Eglise de scientologie s'achève vendredi à Bruxelles à l'issue de sept semaines d'audiences qui ont vu le parquet réclamer la "dissolution" de la branche belge de l'organisation américaine, considérée comme une secte dans plusieurs pays mais dont les adeptes belges n'ont cessé de clamer qu'elle constituait une "religion" à part entière.

Le procureur fédéral Christophe Caliman a requis, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, la dissolution pure et simple de l'ASBL Eglise de scientologie de Belgique. Le Bureau européen de la scientologie, l'ASBL Eglise de scientologie de Belgique et onze de ses membres sont prévenus entre autres de pratique illégale de la médecine, d'escroqueries et d'organisation criminelle.

Au procès de l'Eglise de la Scientologie, le président du tribunal correctionnel de Bruxelles a exprimé jeudi à plusieurs reprises son impression qu'une fois entré dans la Scientologie, un "adepte" est sous emprise et que les scientologues tentent de le convaincre "envers et contre tout" d'atteindre un niveau qu'il ne souhaite pas forcément atteindre.

Il est "problématique" que la Sûreté de l'Etat cite sans réfléchir les noms de politiciens et d'autres personnes dans un rapport confidentiel sur l'Eglise de Scientologie, ressort-il d'un rapport du Comité I, organe chargé de surveiller les services de Sûreté et de renseignement, dont le quotidien De Morgen a pu prendre connaissance.

L'église de scientologie est vue comme une secte en Belgique et en France, où elle a souvent affaire à la justice. Aux Etats-Unis, c'est une religion exonérée d'impôts qui a pignon sur rue. Les critiques se font pourtant de plus en plus nombreuses outre-Atlantique et poussent la secte à réagir.