Tout sur Salah Abdeslam

L'attitude vindicative de Salah Abdeslam a marqué la presse française et belge, au lendemain de l'ouverture du procès des attentats de Paris. Le comportement "d'un fanatisé qui n'a jamais voulu s'expliquer sur ses actes, encourt la perpétuité et considère ce procès comme un cirque", pose question.

L'enquête n'a fait que confirmer l'implication des groupes de Molenbeek et de Laeken dans les attentats perpétrés le 13 novembre 2015 dans la capitale française. Les actes de guerre "organisés en Belgique" dont parlait le président François Hollande seront jugés à Paris au cours d'un procès qui débute ce 8 septembre.

Bruxelles, mercredi 22 mars 2016. Peu avant 08h00, deux djihadistes se font exploser dans le hall des départs de l'aéroport de Zaventem. Une heure plus tard, à 09h11, un troisième terroriste déclenche sa bombe dans une rame de métro qui vient de quitter la station Maelbeek, située à proximité du quartier européen, en plein coeur de la capitale. Ce jour-là, outre les trois kamikazes, la double explosion a fauché 32 personnes et en a blessé 340 autres. La Belgique était-elle réellement ciblée? "Difficile à dire", répond Thomas Renard, expert en terrorisme et radicalisation à l'Institut Egmont.

La détention de Salah Abdeslam coûte 433.000 euros par an à l'Etat français, d'après les chiffres du ministère français de la Justice relayés par RTL Info. Arrêté à Molenbeek, le djihdiste, dernier survivant des commandos des attentats de Paris en 2015, est actuellement détenu à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris.

Mohamed Abdeslam, le frère de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats de Paris de 2015, est de nouveau libre. L'homme avait été condamné le 31 octobre dernier à une peine de 30 mois d'emprisonnement pour vol qualifié contre des fonctionnaires de Molenbeek-Saint-Jean.

Les enquêteurs ont trouvé près de 600 vidéos et une série de photos, dont certaines du 16 Rue de la Loi sur un ordinateur retrouvé dans la planque de Salah Abdeslam, rue du Dries à Forest. Selon eux, ce portable doit avoir été utilisé par le dernier survivant du commando de Paris, durant sa cavale après l'attaque du 13 novembre 2015, rapporte mercredi RTLinfo.

Le djihadiste français Salah Abdeslam et son complice tunisien Sofiane Ayari ont été condamnés lundi à Bruxelles à 20 ans de prison pour leur participation à une fusillade avec des policiers, trois jours avant leur interpellation en mars 2016 dans la capitale belge.