Tout sur Saint-Gilles

L'année 2020 a été principalement marquée par le coronavirus et, parallèlement, par des "violations de droit pour enrayer la pandémie qui auraient pu être évitées", mais aussi par les violences policières, rappelle vendredi la Ligue des Droits Humains (LDH) dans son rapport annuel.

Outre le nouveau centre de test qui a ouvert ses portes samedi à la gare de Bruxelles-Midi, les sept autres centres de test de la Région bruxelloise déjà existants sont désormais également ouverts tout le week-end afin de répondre au mieux à la demande de capacité de dépistage, annonce la Commission communautaire commune (Cocom). La capacité y est maintenant de 70.000 tests par semaine, en plus de celle des laboratoires privés.

Le tableau accroché depuis des décennies dans la maison communale de Saint-Gilles à Bruxelles passait pour une simple copie d'un maître flamand. Une expertise l'a finalement identifié comme un authentique Jordaens, la plus ancienne version connue de la "Sainte famille" peinte au début du XVIIe siècle par cet élève de Rubens.

L'enchaînement est vicieux: les violences policières déforcent l'Etat de droit, et la délégitimation de l'Etat expose les policiers aux insultes et rébellions.

Le bourgmestre d'Anderlecht, Fabrice Cumps (PS), ne prendra a priori aucune mesure particulière pour empêcher les rassemblements de personnes dans sa commune, considérant celui survenu samedi soir comme un cas isolé, a-t-il indiqué dimanche à l'agence Belga. "Notre situation est différente de celle d'Ixelles, où les rassemblements ont été récurrents ces derniers jours", a commenté M. Cumps.

Il reste aujourd'hui quelque 3,5 millions d'euros qui pourront être utilisés pour venir en aide notamment aux crèches fermées pour cause de mise en quatorzaine, écrit le groupe Sudpresse dans son édition de vendredi. Au moins six crèches ont déjà été confrontées à des mises en quatorzaine, à Enghien, Saint-Gilles, Scharbeek, Bastogne, Marche-en-Famenne et Genappe, a fait savoir le cabinet de la ministre de l'Enfance, Bénédicte Linard.

La Belgique compte 2,2 millions de ménages constitués d'isolés ou de familles monoparentales, soit plus d'un demi-million de plus qu'il y a 20 ans. Ces deux catégories représentent ensemble 45% des ménages dans notre pays, ressort-il des chiffres publiés mercredi par Statbel, l'office belge de statistiques, sur base des données population au 1er janvier 2019.

Les établissements pénitentiaires bruxellois étaient les plus touchées, vendredi après-midi, par le mouvement de grogne des gardiens qui protestent contre l'introduction d'un service minimum en cas de grève dans les prisons, selon des chiffres communiqués par l'administration pénitentiaire. Dans la prison de Forest, huit gardiens sur 10 (81%) ont débrayé, 7 sur 10 (73%) à Saint-Gilles et plus de 6 sur 10 à Berkendael (67%). En Wallonie, environ la moitié des gardiens se croisaient les bras, tandis que les deux-tiers du personnel étaient en grève dans les prisons flamandes.

Le mouvement de protestation contre l'introduction d'un service minimum en cas de grève dans les prisons se poursuit mercredi. Ainsi à Louvain Central, seuls 14,71 % des gardiens ont pris leur service. Le mouvement est également toujours bien suivi dans les prisons bruxelloises de Saint-Gilles (34,62 %), Forest (28,21 %) et Berkendael (28,57 %), indique la DG Etablissements pénitentiaires.

Les syndicats ont décidé lundi d'organiser une grève de 24 heures chaque vendredi de février dans toutes les prisons de Belgique, a fait savoir Gino Hoppe, membre du syndicat socialiste ACOD-CGSP. Plus tôt dans la journée, les syndicats avaient rencontré le ministre de la Justice Koen Geens mais aucun accord n'a pour l'instant été trouvé.

Les agents pénitentiaires de la prison centrale de Louvain seront en grève mercredi soir à partir de 22h00 et ce pour une durée de 24h00. A la prison de Saint-Gilles, une action similaire aura lieu jeudi soir et dimanche, a fait savoir le syndicaliste ACOD (CGSP) Gino Hoppe.

La prison de Saint-Gilles n'a reçu, ces derniers mois, aucune plainte relative à la présence de rats dans les cellules, a assuré mercredi la porte-parole de la direction générale des établissements pénitentiaires, Kathleen Van De Vijver, en réaction à deux articles parus dans Het Laatste Nieuws et De Morgen.