Tout sur Safet Rustemi

La Belgique a mis cinq mois à transmettre à l'Albanie des informations sur la condamnation du criminel Safet Rustemi - de son vrai nom Safet Bajri -, ce qui a permis à son clan de commettre de graves délits, dont des meurtres, a affirmé le vice-ministre albanais de l'Intérieur, Besfort Lamallari. Sauf que l'explication n'est pas aussi simple.

Safet Rustemi, qui figurait l'été dernier sur la liste des individus les plus recherchés par la police fédérale ("most wanted") a été interpellé à Tirana, la capitale albanaise. M. Rustemi devait purger en Belgique une peine de 22 ans de prison, mais l'Office des étrangers avait procédé à son expulsion.

Le parquet et l'Office des Etrangers devraient avoir un contact à chaque fois qu'une personne sans titre de séjour valable est remise en liberté conditionnelle, a affirmé mardi le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). Dans un communiqué, celui-ci a déploré "certains propos" tenus au cours des derniers jours au sujet d'"un cas dans lequel le bon sens aurait du donner lieu à plus de nuance et de réserve".

Le fait que des illégaux libérés sous caution de prison soient ensuite expulsés est avant tout la conséquence des problèmes de capacité des établissements pénitentiaires en Belgique, a estimé mardi matin le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) sur les ondes de Radio 1.