Tout sur Rwanda

"Le quotidien redevient presque normal mais on ne retrouvera pas la vie d'avant", philosophe Petunia Maseko, dans un bar de Soweto. L'Afrique, plutôt épargnée par le Covid-19 qui a en revanche assommé son économie, reprend un peu son souffle après la paralysie liée à la pandémie.

Les scientifiques aiment utiliser des simulations pour déterminer comment une épidémie pourrait évoluer. Les simulations du passé sont analysées à la lumière de l'épidémie du coronavirus, pour voir ce qu'elles ont manqué. La question est de savoir si les prévisions de la suite de la pandémie s'amélioreront en conséquence.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a enjoint aux gouvernements et aux citoyens de tout faire pour "éradiquer" la transmission du Sars-Cov-2, en passe d'avoir contaminé vingt millions de personnes et provoqué 750.000 décès

Prudentissime avec un Rwanda toujours prompt à accuser la Belgique des maux du passé, l'ambassade belge à Kigali a pourtant commis un faux pas en commémorant l'assassinat des dix paras belges en 1994 le 6 avril dernier, et non le 7, jour officiel de la commémoration du génocide, et cela sans en informer la partie rwandaise.

Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais en charge de la communauté d'Afrique de l'Est, et bien connu en Belgique, a été révoqué le 9 avril pour avoir " régulièrement agi en se fondant sur des opinions personnelles plutôt que sur les politiques du gouvernement ", explique un communiqué officiel.

"Stop à la négation du génocide commis contre les Tutsis au Rwanda !" est le mot d'ordre d'une pétition qui s'insurge contre la tenue d'un colloque sur "L'Afrique des Grands Lacs, 60 ans de tragique instabilité", le 9 mars, au siège du Sénat français, au palais du Luxembourg, à Paris.

L'émotion et l'indignation ne retombent pas après le " suicide " de Kizito Mihigo, un chanteur très populaire et respecté.

La cour d'assises de Bruxelles a prononcé, vendredi vers 17h20, une peine de 25 ans de prison à l'encontre de Fabien Neretse. L'ancien haut fonctionnaire rwandais âgé de 71 ans a été reconnu coupable jeudi soir de plusieurs meurtres et tentatives de meurtre, qualifiés de crimes de guerre, commis durant le génocide au Rwanda en 1994. Il a également été reconnu coupable de crime de génocide pour avoir été animé d'une intention d'exterminer l'ethnie tutsie en commettant ces meurtres.

Le conseil de la partie civile, Me Michèle Hirsch, a qualifié jeudi soir d'"historique" le verdict de culpabilité de Fabien Neretse rendu par la cour d'assises de Bruxelles. Le Rwandais de 71 ans a été reconnu coupable de crime de génocide, une première en Belgique. "C'est une décision qui s'inscrit dans l'Histoire, qui s'inscrit dans notre histoire et qui s'inscrit aussi dans l'histoire de l'humanité", a déclaré l'avocate à l'issue du verdict.

Le 19e forum international de Doha vient de se clôturer. Un outil de soft diplomacy au profit du richissime émirat, à l'influence inversement proportionnelle à la taille. Tout comme le Rwanda.

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont condamné jeudi l'ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda à 30 ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, la peine la plus lourde jamais prononcée par la juridiction basée à La Haye.

Le président rwandais Paul Kagamé a procédé à un important remaniement de son gouvernement, avec la nomination d'un nouveau ministre des Affaires étrangères, et de la hiérachie militaire aux différents niveaux des forces de défense et de sécurité, ont rapporté mardi le journal 'New Times' et la BBC citant des sources officielles à Kigali.