Tout sur Rudy Demotte

Presque 9 mois après les élections fédérales, et après plus d'un an sans gouvernement de plein exercice, la formation d'un futur gouvernement fédéral coince toujours. Retour, étape par étape, sur des missions royales qui paraissent interminables et une crise qui s'enlise.

Les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) se rendent ce vendredi à 11h00 chez le Roi pour lui faire rapport de leur mission. Une prolongation du duo au-delà des fêtes n'est pas à exclure, alors que leur travail semble jusqu'à présent uniquement avoir confirmé l'incompatibilité d'associer PS et N-VA dans un gouvernement.

Le ministre wallon Jean-Luc Crucke (MR) s'est montré sévère mardi envers le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), après les déclarations de l'ex-préformateur sur l'impossibilité d'une alliance entre les socialistes francophones et la N-VA.

Déchargés, lundi 4 novembre, de leur mission de préformation par le Palais, Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) avaient, dans leur rapport, explicitement conclu à l'impossibilité pour leurs deux partis de s'entendre. Pourquoi ont-ils tant trainé avant de l'annoncer ?

Les déclarations de Rudy Demotte mardi matin dans différents médias, excluant toute possibilité de coalition entre le PS et la N-VA, ne sont pas passées inaperçues au nord du pays, poussant l'ex-préformateur Geert Bourgeois (N-VA), qui avait travaillé en tandem avec Rudy Demotte en octobre dernier, à sortir de sa réserve.

Si un jour il y a eu de la confiance entre N-VA et PS, aujourd'hui, il n'en reste presque plus rien. Les deux partis s'entendent sur une chose : les petits partis ne peuvent plus continuer à se cacher derrière les grands.

Le roi Philippe a désigné mardi en début de soirée le président du PS, Paul Magnette, en tant qu'informateur, marquant ainsi une nouvelle étape dans la recherche d'une majorité pour le gouvernement fédéral.