Tout sur Rudy Demotte

Le socialiste Rudy Demotte, ancien bourgmestre de Tournai, a annoncé vendredi sa démission du conseil communal où il siégeait comme conseiller, annonce samedi Sudpresse. Le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne se présentera donc pas sur la liste PS aux élections communales de 2024.

Multiples missions royales, un gouvernement minoritaire de pouvoirs spéciaux soutenu de l'extérieur pour gérer la crise du coronavirus, puis une reprise progressive des négociations... Plus d'un an après les élections, la formation d'un gouvernement fédéral fait trois pas en avant, un pas en arrière. Avant, enfin, le dénouement? Retour, étape par étape, sur une crise politique qui semble de plus en plus interminable.

Les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) se rendent ce vendredi à 11h00 chez le Roi pour lui faire rapport de leur mission. Une prolongation du duo au-delà des fêtes n'est pas à exclure, alors que leur travail semble jusqu'à présent uniquement avoir confirmé l'incompatibilité d'associer PS et N-VA dans un gouvernement.

Le ministre wallon Jean-Luc Crucke (MR) s'est montré sévère mardi envers le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), après les déclarations de l'ex-préformateur sur l'impossibilité d'une alliance entre les socialistes francophones et la N-VA.

Déchargés, lundi 4 novembre, de leur mission de préformation par le Palais, Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA) avaient, dans leur rapport, explicitement conclu à l'impossibilité pour leurs deux partis de s'entendre. Pourquoi ont-ils tant trainé avant de l'annoncer ?

Les déclarations de Rudy Demotte mardi matin dans différents médias, excluant toute possibilité de coalition entre le PS et la N-VA, ne sont pas passées inaperçues au nord du pays, poussant l'ex-préformateur Geert Bourgeois (N-VA), qui avait travaillé en tandem avec Rudy Demotte en octobre dernier, à sortir de sa réserve.