Tout sur Roms

Une quarantaine de personnes parmi lesquelles des représentants de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et du Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) se sont rassemblées, dimanche après-midi, au campement de fortune du parc Maximilien à Bruxelles pour demander une prise en charge urgente des familles de Roms expulsées des centres d'accueil.

La France respecte les Roms et travaille à leur insertion "quand les possibilités et les volontés existent", a déclaré mercredi François Hollande dans une mise au point destinée à remettre de l'ordre dans son gouvernement divisé sur ce sujet.

Avant d'être transférés dans un bâtiment de la Défense, à Ixelles, les Roms slovaques et tchèques qui sont arrivé à Bruxelles au printemps dernier vivaient au Polygone, ex-AB3, à Ixelles.

Suite aux "interprétations erronées" des mesures annoncées la semaine dernière, le gouvernement flamand devait envoyer ce lundi, un communiqué de presse à l'adresse des médias bulgares et roumains au sujet de sa politique à l'égard des Roms.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a introduit jeudi un recours contre la Belgique devant le Comité européen des droits sociaux pour violation des droits des gens du voyage. La Belgique ne respecterait pas les engagements qu'elle a pris en ratifiant la Charte sociale européenne.

Le député fédéral Denis Ducarme (MR) plaide pour la mise en place d'une politique européenne des Roms. Il reconnaît que la France a "foiré" dans son approche de la problématique. Mais il dénonce, plus encore, les excès de Berlusconi et l'inaction de la Commission européenne.

La commissaire européenne Viviane Reding est revenue sur la polémique née de ses propos sur la politique d'expulsion des Roms mise en oeuvre par la France. Si elle a répété qu'elle regrettait l'"interprétation" de ses déclarations, elle n'a pas démordu de sa défense des "valeurs" européennes de non-discrimination et de libre circulation.

Le Premier ministre français François Fillon s'est excusé auprès de son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker après des propos d'un sénateur français du parti présidentiel UMP selon lequel le Luxembourg n'aurait pas dû exister, a indiqué le ministre des Affaires étrangères du Grand Duché, Jean Asselborn.

Les qualificatifs désignant le débat sur la politique de la France vis-à-vis des Roms ont fusé hier au sommet européen à Bruxelles. On parle d'échanges "animés", "vifs", "mâles et virils" voire "très violents" entre le président français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission José Manuel Barroso.