Tout sur Qassem Soleimani

Le groupe Etat islamique (EI) est affaibli, mais une résurgence reste possible si les Etats-Unis quittent l'Irak, a estimé mercredi le numéro deux de la coalition internationale antijihadiste en Irak et Syrie, le général américain Alexus Grynkewich.

A l'été 2019, l'armée israélienne a étendu à l'Irak sa lutte contre la filière iranienne d'armement, en ciblant notamment le Hezbollah irakien. Netanyahou - Trump, même combat ? A nuancer.

Les Etats-Unis ont dévoilé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran et défendu l'élimination du général Qassem Soleimani dans un tir de drone à Bagdad, affirmant qu'il envisageait de frapper quatre ambassades américaines.

Donald Trump et les démocrate s'écharpaient jeudi autour de la crise avec l'Iran, l'opposition défiant le président américain en s'apprêtant à voter une résolution, largement symbolique mais politiquement cinglante, pour limiter son pouvoir de lancer des opérations militaires contre Téhéran.

Les frappes iraniennes ayant visé des bases américaines en Irak, en riposte à l'assassinat d'un général iranien, constituent une réponse calibrée qui évite une surenchère de Donald Trump, jugent de nombreux experts, tout en prévenant que Téhéran risque de poursuivre ses représailles par des moyens détournés.

Esmaïl Qaani, le nouveau chef de la force Qods désigné pour remplacer Qassem Soleimani, a un long parcours de gardien de la révolution, et semble taillé pour assurer la continuité, mais sans le charisme de son prédécesseur éliminé par les Américains.

L'agence fédérale de l'avion civile américaine (FAA) a annoncé interdire le survol de l'Irak, de l'Iran et du Golfe par des avions civils américains, après que l'Iran a tiré des missiles sur des bases en Irak abritant des soldats américains. De nombreux avions militaires survolent Bagdad dans la nuit de mardi à mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.