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BIO, la banque de développement publique belge, a prêté dix millions d'euros aux Plantations et huileries du Congo, société active dans l'huile de palme détenue par Feronia tombée en faillite, avant d'annuler une partie de la dette. Une pratique qui questionne la politique de développement belge.

Quatre banques européennes de développement, dont la société publique belge Bio, financent une entreprise produisant de l'huile de palme en République démocratique du Congo (RDC) qui viole les droits des travailleurs et rejette des déchets non traités, a déclaré l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi dernier.

En 2009, la société canadienne Feronia a repris des plantations Unilever en République démocratique du Congo. Depuis, un conflit s'est installé entre des communautés locales et la société, qui bénéficie d'un prêt de 11 millions de dollars de BIO, la Société belge d'investissement pour les pays en développement. Le 5 novembre 2018, neuf communautés congolaises ont déposé plainte auprès de DEG, la banque de développement allemande, autre créancier de Feronia. Dans son édition du 22 novembre, Le Vif/L'Express, a enquêté sur ce conflit symbolique de la course à la terre africaine.

En 2009, la société canadienne Feronia a repris les mythiques plantations d'Unilever cédées par les Belges un siècle auparavant. Rapidement en difficulté financière, elle a été sauvée par le cash des institutions financières de développement, dont 11 millions de dollars de BIO, détenue par l'Etat belge. Des ONG et des communautés locales critiquent Feronia et son apport réel en matière de développement.