Tout sur Pepinster

Plusieurs associations qui militent en faveur du climat se sont donné rendez-vous ce jeudi devant la gare de Pepinster. Certaines personnalités étaient présentes. Leurs représentants ont pris le temps de rencontrer des habitants du quartier fortement touché par les inondations et de discuter avec eux.

Selon un bilan provisoire, 3.200 habitations ont été partiellement détruites par les intempéries et 400 autres restent encore jugées soit en phase de démolition, soit en phase d'inhabitabilité, affirme le ministre wallon du Logement et des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon, dans les titres Sudpresse vendredi.

Des bourgmestres et des sinistrés jugent que l'armée est intervenue tardivement sur le front des inondations et manquait d'effectifs et d'équipements. Au moment critique de l'évacuation des populations de la vallée de la Vesdre, des communes ont appelé les militaires en vain.

Elio Di Rupo (PS), le ministre-président wallon, s'exprime pour la première fois longuement sur les inondations et leurs conséquences pour la Wallonie dans différents médias samedi matin. Il s'engage à trouver les moyens pour soutenir les sinistrés, mais "il faudra un à deux ans pour reloger tout le monde". Le socialiste se prononce contre une commission d'enquête.

En province de Liège, un réseau de solidarité s'est organisé après les inondations. Autour de la patronne de restaurant, Charlotte Depierreux, des centaines de bénévoles se démènent pour servir des plats aux sinistrés. "On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a", à l'heure où les critiques sur l'inaction de la Croix Rouge, désignée pour organiser les actions d'aide, fusent.

Revenant sur les "effroyables intempéries que la Belgique a endurées", et tout en sachant que "les mots ne panseront pas les plaies", le Premier ministre Alexander De Croo a adressé, via la presse locale, une lettre aux sinistrés et à leurs sauveteurs, pour assurer que le gouvernement n'abandonnera pas les familles et communautés touchées. La lettre a été rendue publique mardi, jour de deuil national.

Tout a commencé hier pour certains, tandis que d'autres n'ont vu l'orage arriver qu'aujourd'hui. John est dentiste et a dû stopper ses consultations. Son cabinet est actuellement sous eau. Raphaël ne sait pas quand il va retourner travailler. Le site de son entreprise est pratiquement parti en fumée à cause des inondations. Et Jean-Claude a vu la Meuse monter de manière assez impressionnante. Ils témoignent pour Le Vif.

LV Confidential. Á Verviers, pas de budget, pas de centre de vaccination. Une punition pour la bourgmestre exclue du PS, mais aussi pour les Verviétois.