Tout sur Paul Kagame

Hiérarchie militaire remaniée, dauphin désigné, avenir politique assuré... : Joseph Kabila a verrouillé son régime. Va-t-il, après son départ, continuer à tirer les ficelles ?

L'hégémonie de l'anglais, sans précédent dans l'histoire, aurait-elle atteint ses limites ? Le Brexit, la perte d'influence des Etats-Unis et la mondialisation ont ouvert des brèches.

De la part de quelqu'un qui prétend ne pas avoir usé de la formule "pays de merde" qu'on lui prête pour désigner Haïti, le Salvador et les Etats d'Afrique, le président Donald Trump a dû se faire sacrément violence en multipliant, ces derniers jours, les égards à l'attention des nations du continent noir.

En perte d'influence dans l'ex-Afrique belge, où des autocrates ombrageux s'incrustent au pouvoir, la Belgique se tourne de plus en plus vers l'Afrique de l'Ouest. Une zone économiquement prometteuse, mais politiquement fragile.

Le président rwandais Paul Kagame bénéficie et profite d'un statut particulier en Afrique. Sa réélection triomphale (98 % des voix avec un taux de participation de 96 %) pour un troisième mandat, que la Constitution postgénocide ne l'autorisait pas à briguer initialement, n'a suscité qu'une timide mise en garde de l'Union européenne.

L'ancien chef rebelle ne passe pas la main : il s'apprête à rempiler pour un troisième mandat, et reste l'homme fort d'un régime qui ne supporte aucune dissidence.

Au troisième étage d'une galerie marchande flambant neuve du centre de Kigali, quelques commerçants désoeuvrés discutent en ce mardi matin, accoudés à une rambarde devant leurs boutiques désertées par les clients.

Nouveau porte-parole du PTB, Germain Mugemangango a été présenté sous toutes les coutures : né Schaerbeek en 1973, études à l'ULB, Carolo d'adoption... Par contre, ses origines rwandaises n'ont guère été évoquées.