Tout sur Patrice Cani

À force de tuer les mauvaises bactéries, nos modes de vie aseptisés éradiquent aussi les bonnes, les indispensables, qui nous protègent. L'asthme, les allergies, les intolérances alimentaires voire l'obésité en seraient les conséquences. La solution ? Se "resalir", quitte à se soigner à coups... d'excréments. Une nouvelle médecine se dessine.

Il y a quelques années, ils bossaient seuls dans leur laboratoire. Aujourd'hui, ils sont devenus des chercheurs vedettes, multipliant les publications prestigieuses et les attentions médiatiques. Une renommée qui leur permet d'obtenir des fonds, des collaborations internationales, des équipes multiculturelles. Mais qui attise les jalousies.

Une étude canadienne affirme que côtoyer nos chiens et chats dans la toute petite enfance, influence notre microbiote, et notamment la quantité de bactéries liées à l'obésité. Mais association ne veut pas toujours dire lien de cause à effet...

Elle s'appelle Akkermansia muciniphila. C'est une bactérie nichée dans notre flore intestinale. Et qui pourrait, selon les dernières découvertes (novembre 2016) qu'on doit à l'UCL, jouer un jour un rôle primordial contre l'obésité et contre le diabète de type II.