Tout sur Parti démocrate

La crise politique italienne provoquée par l'éclatement de la coalition entre la Ligue d'extrême droite et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) puis la fin mardi du premier gouvernement populiste devrait se dénouer en suivant l'un de ces quatre scénarios.

Matteo Renzi a décidé de démissionner de son poste de secrétaire du Parti démocrate après les élections législatives de dimanche, a-t-il annoncé lundi lors d'une conférence de presse. Le Florentin de 43 ans a reconnu "une défaite claire et évidente". Le parti de centre gauche siègera dans l'opposition, a-t-il insisté.

Le Mouvement 5 Etoiles est le premier parti des élections législatives, selon les premiers sondages à la sortie des urnes publiés par plusieurs médias italiens. Il atteindrait entre 29% et 32% selon la Rai et Mediaset. La coalition de droite dépasserait les 35%, avec Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Matteo Salvini au coude-à-coude.

Ils ont changé les règles, probablement pas l'issue du scrutin. Malgré la modification de la loi électorale, l'Italie se dirige vers le même scénario qu'en 2013 au lendemain des élections législatives: trois blocs qui revendiquent la légitimité de composer un gouvernement, mais sans la majorité nécessaire pour gouverner. Une recomposition politique sera sans doute nécessaire, sous peine de retour aux urnes.

Le mouvement de Beppe Grillo est annoncé vainqueur des élections législatives de dimanche. Mais il a peu de chance de pouvoir nouer une alliance de gouvernement. Silvio Berlusconi et sa coalition de droite s'affichent comme le plus sérieux recours.