Tout sur Paris

Le gouvernement français a annoncé jeudi la levée à partir du 2 juin d'une grande partie des restrictions imposées à la population, grâce à l'affaiblissement de la propagation du coronavirus, et plaide pour une réouverture prochaine des frontières intérieures de l'Europe.

Dans son dernier livre, L'Emprise insidieuse des machines parlantes, le spécialiste français des rapports à la technologie met en garde contre la dépendance aux assistants et robots vocaux. Il se réjouit que le confinement ait fait découvrir à beaucoup d'adultes l'utilité des outils numériques mais déplore l'expansion progressive de la société de surveillance.

La France vit dimanche son 55e et dernier jour de confinement avant une libération partielle de sa population qui, avec l'apparition de nouveaux foyers de Covid-19 dans une région pourtant jugée peu exposée, incite à redoubler de prudence afin d'éviter un rebond de la pandémie.

Elle courait aux quatre coins de la planète. Elle enchaînait les concerts, les cours, les trajets. Elle ne vivait que pour le public. Et la voilà consignée à domicile. Seule. Le confinement, qu'elle a appris lors d'une réception au Palais royal, a enseigné à la pianiste belge Eliane Reyes, repliée à Verviers, quelque chose qui oscille entre zénitude et fatalisme.

Ismaël Saidi ne l'écrit pas. Mais le virus, il l'a contracté. Il ne s'est pas rendu à l'hôpital, parce qu'on répétait qu'il ne fallait pas engorger les services d'urgence. Alors, l'auteur belge s'est battu dans un appartement à Paris, où il est confiné. Avec une obsession, qui prenait tout l'espace et le temps : "Respirer. Je dois respirer." En restant connecté à la réalité. Qu'il transperce sans ménagement.

Pas moins 814 décès. En un jour. Et dans la seule ville de Paris. Pharmaciens et médecins sont débordés. Mais ils ne sont pas les seuls : les menuisiers ne dorment plus. Ils manquent de temps comme de bois. Partout, les cercueils s'amoncellent. C'est pourtant là un luxe que seuls les nantis peuvent s'offrir - les autres finiront dans des sacs...

"Coronavirus": inconnu du grand public il y a seulement trois mois, ce mot fait aujourd'hui partie du quotidien de milliards d'humains, qui en apprennent chaque jour un peu plus sur cette maladie combattue par les médecins du monde entier.

Si pour beaucoup le retour du printemps est une bonne nouvelle, il apporte son lot de dérangements pour les personnes qui souffrent de rhume des foins. Pour elles, les beaux jours peuvent se révéler assez pénibles, et particulièrement durant cette crise du coronavirus.