Tout sur Pacte d'excellence

Ce qui est désolant et remarquable en même temps, c'est le fait que les jeunes manifestants "climatiques " doivent faire la grève des cours pour extérioriser leurs revendications pour un avenir respectueux du milieu naturel qui passerait obligatoirement par une transition écologique efficace.

Créer des espaces de haute qualité éducative au sein de Cités (Communautés) de l'éducation est sans nul doute une voie à emprunter d'urgence pour soutenir l'ambition d'une humanité émancipée que le XXIème siècle attend.

Le ministre-président francophone, Rudy Demotte, propose d'augmenter dans le budget 2018 de la Fédération Wallonie-Bruxelles l'enveloppe consacrée à l'enseignement de plus d'une centaine de millions d'euros, dont 80 serviront à financer le Pacte d'excellence.

Le pacte d'excellence veut rénover l'enseignement au moyen d'une série de changements profonds. La place des langues anciennes est fortement remise en cause. La question du cours de latin peut paraître accessoire, corporatiste, mais elle révèle un problème plus large.

L'instauration d'un tronc commun jusqu'à la fin de la 3e année du secondaire, une des mesures " phares" et probablement la plus radicale des mesures prévues par le Pacte pour un enseignement d'excellence est très certainement celle qui rencontre le plus d'opposition chez ceux qui sont - quoi que puissent en penser certains - les plus aptes à en juger, c'est-à-dire les enseignants.

Deux ans de travail impliquant tous les acteurs du système éducatif se concrétisent lors de cette rentrée scolaire. Création de postes, priorité aux maternelles, allongement du tronc commun, évaluation des profs : Le Vif/L'Express décortique les mesures qui préfigurent une véritable révolution. Si elles sont bien appliquées...

Boîtes à tartines pour certains, plumiers pour beaucoup et cartables pour tous: les quelque 900.000 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles vont progressivement retrouver le chemin de l'école dès ce vendredi, tout comme leur quelque 100.000 enseignants. Cette rentrée des classes intervient toutefois dans un contexte politique inédit cette année après l'explosion en plein vol de la majorité PS-CDH en juin dernier.

Les syndicats, pouvoirs organisateurs et organisations de parents qui durant près de trois ans ont laborieusement co-construit le Pacte pour un enseignement d'excellence ont exprimé, jeudi, leurs préoccupations pour l'avenir et l'intégrité de ce chantier d'envergure après la chute de la majorité PS-cdH et l'arrivée prochaine d'une nouvelle coalition.

Le Pacte d'excellence, qui vise à améliorer la qualité de notre enseignement et ses performances à l'international, concerne les élèves francophones de Bruxelles et de Wallonie. Certaines mesures posent des problèmes spécifiques aux 3.000 enfants scolarisés en français en Périphérie bruxelloise : suppression éventuelle du CEB, changement des rythmes scolaires, etc.

Contrairement à l'avis du Groupe de travail Géographie du Pacte pour un Enseignement d'excellence (GT GEO), le Projet d'avis n° 3 du Pacte de décembre 2016 confirme la scission en deux de la géographie dans deux domaines différents : la Géographie physique dans celui des Mathématiques et des Sciences, et la Géographie humaine dans celui des Sciences humaines. Ce choix nous paraît tout à la fois malheureux et anachronique.