Tout sur Ouïghours

Craignant pour leur image, des marques telles que H&M, Nike ou Adidas ont arrêté d'utiliser du coton cultivé dans la région du Xinjiang en Chine, soupçonnée de soumettre des Ouïghours au travail forcé. Suite à leur positionnement, le gouvernement chinois censure leurs produits.

Samuel Cogolati fait l'objet des représailles chinoises après les sanctions européennes. "Il fut un temps ou la Belgique signait avec la Chine des conventions pour accueillir des pandas, nous dit-il. Il est temps de se rendre compte qu'il s'agit bel et bien d'un régime dictatorial qui met des millions de Ouïghours dans des camps."

La dénonciation du sort des Ouïghours face à la répression de Pékin fait quasiment l'unanimité au sein de la classe politique belge. Sauf pour le PTB de Raoul Hedebouw qui se réfugie derrière l'abstention quand il s'agit de se prononcer sur la situation de la minorité musulmane chinoise.

La Chine a défendu lundi ses camps de "formation" controversés au Xinjiang où seraient détenus plus d'un million de musulmans, après la publication de documents gouvernementaux explosifs détaillant la surveillance et le contrôle de la population ouïghoure de cette vaste région limitrophe de l'Asie centrale.