Tout sur Oriol Junqueras

Le président destitué de la Catalogne, l'indépendantiste Carles Puigdemont, pourrait rester le dirigeant "symbolique" de la région en permettant une présidence plus opérationnelle, a suggéré dans un entretien diffusé jeudi son ex-numéro deux Oriol Junqueras, emprisonné.

Les Catalans ont voté en nombre jeudi pour décider si les indépendantistes doivent revenir au pouvoir dans leur région, deux mois après avoir été destitués pour une tentative de sécession qui a ébranlé l'Espagne et inquiété l'Europe.

De nombreux électeurs se rendent aux urnes jeudi matin habillés de jaune ou arborant un ruban de la même couleur, en référence aux dirigeants séparatistes toujours incarcérés et considérés par les sécessionnistes comme des prisonniers politiques. Les assesseurs ont, pour leur part, été priés par le Collège électoral central (JEC) de ne pas arborer le symbole.

Un juge d'instruction espagnol a décidé lundi de maintenir en prison préventive le vice-président catalan destitué Oriol Junqueras et trois autres inculpés dans la tentative de sécession de la Catalogne et de libérer sous caution six autres prévenus, a annoncé le tribunal.

Le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, a appelé samedi depuis Bruxelles où il s'est replié pour échapper à des poursuites en Espagne, à l'unité des partis indépendantistes catalans aux élections régionales du 21 décembre.

Le chef de file des indépendantistes catalans Carles "Puidgemont est et restera le président" de la Catalogne, a affirmé Oriol Junqueras, le vice-président du gouvernement catalan destitué par Madrid, dans une tribune publiée dimanche.