Tout sur opposition

L'opposition n'a pas vu beaucoup d'enthousiasme dans le discours prononcé mardi par le Premier ministre devant la Chambre. Le virage fiscal annoncé par le gouvernement continue à susciter beaucoup de scepticisme, un sentiment renforcé encore par le tableau budgétaire remis aux parlementaires et qui a paru indigent aux députés de la minorité.

Supercherie, rage taxatoire, occasion manquée, inéquité fiscale: tels étaient les premiers sentiments exprimés jeudi matin à chaud, dans l'opposition francophone au parlement fédéral, où l'on attendait toutefois de connaître les détails de l'accord budgétaire et fiscal du gouvernement avant d'en faire une analyse détaillée.

La résilience, cette capacité à pouvoir surmonter les traumatismes psychiques et les blessures émotionnelles les plus graves constitue un concept-clé dans les recherches de Boris Cyrulnik (1), neuropsychiatre français, auteur de nombreux ouvrages à succès. La résilience revient à rendre admissible ce qui a priori ne l'est pas, à rendre la "catastrophe acceptable".

L'opposition ne croit pas à l'ambition affichée par le gouvernement Michel d'entreprendre une réforme fiscale qui permettra d'augmenter le salaire poche des travailleurs. En deux mois, il vient de faire le contraire, a-t-elle laissé entendre lors des débats télévisés du dimanche sur la RTBF et RTL-TVI.

Dimanche dernier, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdo?an (AKP) remportait la première élection présidentielle disputée au suffrage universel direct. Avec près de 52 % des suffrages exprimés en sa faveur dès le premier tour, il reléguait ainsi ses deux rivaux au rang d'observateurs, d'après les premiers résultats. Une victoire écrasante donc, qui en ferait presque oublier que l'homme n'a jamais été aussi vivement critiqué depuis son arrivée au pouvoir en 2003.

Alors que le Rwanda entame sa semaine de deuil en mémoire du 18e anniversaire du génocide, l'opposition en exil, très dispersée, tente de serrer les rangs et de dépasser les clivages entre Hutu et Tutsi.