Tout sur operation calice

La ministre de la Justice, Annemie Turtelboom a indiqué jeudi à la Chambre que de ce sont finalement 445 procès-verbaux qui ont disparu du dossier concernant l'opération Calice, l'enquête judiciaire sur d'éventuelles négligences coupables relatives à des abus sexuels sur des mineurs au sein de l'Eglise.

Wim De Troy, le juge d'instruction bruxellois en charge de l'Opération Calice, démissionne. Il a fait savoir à la ministre de la Justice Annemie Turtelboom qu'il ne prolongerait pas son mandat, peut-on lire mardi dans les colonnes de Het Laatste Nieuws. Ces dernières années, le juge De Troy était en charge de l'enquête sur les abus sexuels présumés au sein de l'Eglise.

Des perquisitions ont été menées mercredi aux évêchés de Tournai, Namur et Liège, par le juge d'instruction Wim De Troy, dans le cadre de l'opération Calice, qui concerne des faits présumés d'abus sexuels commis au sein de l'Eglise, a indiqué la porte-parole du parquet fédéral.

Tournai, Namur, Gand, Bruges, Anvers, Hasselt, Malines... Deux ans après la vague de perquisitions de juin 2010, le juge d'instruction Wim De Troy est reparti à l'abordage des épiscopats et de l'archevêché.

Le juge d'instruction bruxellois Wim De Troy, qui s'était notamment chargé de l'"Opération Calice", a officiellement démissionné de son poste vendredi dernier en adressant un courrier en ce sens au ministre démissionnaire de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V), et à son supérieur, Luc Hennart. C'est ce que rapportent De Standaard et Het Nieuwsblad ce lundi.

Neuf mois de péripéties autour de l'opération Calice et toujours pas de réponse sur le comportement irrédentiste de deux magistrats bruxellois.

L'Opération Calice, menée le 24 juin par le juge d'instruction Wim De Troy à Malines et au siège de la commission Adriaenssens, sera de nouveau soumise, le 29 novembre, à un contrôle de légalité par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.

La Cour de cassation a cassé, mardi, les deux arrêts de la chambre des mises en accusation de Bruxelles relatifs à l'Opération Calice. La chambre des mises a commis une erreur de procédure en refusant d'entendre les parties civiles.

Le sociologue Jan Hertogen avait tenté mercredi d'empêcher les avocats Walter Van Steenbrugge et Christine Mussche de consulter son dossier saisi dans le cadre de l'Opération Calice. Il a déposé une plainte jeudi auprès de la police malinoise contre les deux avocats ainsi que contre le juge d'instruction Wim De Troy, qui leur a donné un droit de regard sur les dossiers saisis. Il estime que son droit au respect à la vie privée en tant que victime d'abus sexuel a été bafoué.

Le secret se lève enfin, dans Le Vif/L'Express de ce vendredi, sur les deux arrêts que la chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendus les 13 août et 9 septembre 2010 à propos des perquisitions menées à la tête de l'Eglise et à la commission "Adriaenssens".

La députée Open Vld Carina Van Cauter a réitéré jeudi la demande qu'elle a adressée au président de la Chambre André Flahaut de réunir la Commission de la Justice de la Chambre. Après le dernier épisode en date dans les affaires de pédophilie dans l'église, elle est d'avis qu'il est grand temps que le ministre de la Justice sortant, Stefaan De Clerck, réponde aux questions des parlementaires.

Lors d'une conférence de presse jeudi, le parquet général a indiqué qu'il n'était toujours pas autorisé par le juge d'instruction Wim De Troy à communiquer au sujet de l'arrêt rendu vendredi par la chambre des mises en accusation au sujet de la régularité de l'instruction relative à des abus sexuels au sein de l'Eglise. Le parquet général a ajouté qu'il mettra tout en oeuvre pour que le contenu de l'arrêt puisse être communiqué.

Lors de l'opération Calice en juin dernier, les enquêteurs de la PJF de Bruxelles ont ramené dans leurs filets 808 dossiers présumés de pédophilie dans l'Eglise. Un trop gros morceau pour la justice bruxelloise ?

D'après un bruit de couloir recueilli au palais de justice de Bruxelles, le parquet général a requis, devant la chambre des mises en accusation, la nullité des poursuites en ce qui concerne les perquisitions au siège de la commission Adriaenssens, au Vertrouwemcentrum Kindermishandeling (Centre de confiance-Maltraitance des enfants), à Louvain, où les enquêteurs bruxellois avaient saisi 475 dossiers, le 24 juin dernier, dans le cadre de l'Opération Calice (soupçon de pédophilie et de protection de pédophile dans l'Eglise).

La chambre des mises en accusation de Bruxelles s'est penchée vendredi matin durant environ une heure sur l'enquête judiciaire visant l'abus sexuel d'enfants et sur d'éventuelles tentatives d'étouffement d'affaires au sein de l'Eglise catholique. Peu d'informations ont filtré au sujet de l'audience qui a eu lieu à huis-clos. Le parquet général communiquera peut-être à ce sujet vendredi après-midi.