Tout sur Omar el-Béchir

L'ex-président soudanais Omar el-Béchir, chassé du pouvoir l'an passé par une révolte populaire, a comparu mardi devant une cour spéciale à Khartoum où il doit répondre du coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir en 1989, un procès inédit dans le monde arabe.

Une autorité civile chargée de piloter la transition politique au Soudan sera formée le 18 août, une étape cruciale dans ce pays gouverné durant 30 ans par un régime autoritaire et secoué ces derniers mois par une contestation populaire inédite.

Rappel des étapes de la crise au Soudan, où les pourparlers entre les chefs de la contestation et les militaires au pouvoir ont été suspendus et les écoles fermées après la mort de six manifestants, dont cinq lycéens, lors d'un rassemblement.

Une "tentative de coup d'Etat" a été déjouée au Soudan, a affirmé jeudi un représentant du Conseil militaire au pouvoir depuis la chute d'Omar el-Béchir en avril, alors qu'un accord avec les contestataires sur la transition devait être signé dans les prochains jours.

Le Soudan doit rejoindre immédiatement la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis des mandats d'arrêt pour crimes de guerre et génocide contre son président déchu Omar el-Béchir, a estimé samedi le chef du principal parti d'opposition, Sadek al-Mahdi.

Après la chute des présidents algérien Abdelaziz Bouteflika et soudanais Omar el-Béchir, les régimes autoritaires vont regarder d'un oeil inquiet les manifestations populaires, alimentées par le ressentiment envers des élites perçues comme corrompues et des conditions de vie difficiles.

En première ligne des manifestations antigouvernementales au Soudan on trouve des femmes devenues symboles de la révolution. L'une d'elles s'est transformée en icône et fait la une des réseaux sociaux. Elle a été baptisée "Kandaka", le titre qu'on donnait aux reines de la Nubie antique