Tout sur Offshore leaks

Les exhumations du collectif de journalistes ICIJ sur les paradis fiscaux ont un parfum de déjà vu. Il y a quatre ans, le fisc belge recevait une disquette avec 54 noms de contribuables belges ayant une fondation au Liechstenstein : on y retrouve les mêmes profils que ceux repris dans la liste des Belges révélée hier par Le Soir. Le clan Mehta, diamantaire indien connu à Anvers, s'y trouvait déjà aussi...

Parmi la centaine de Belges repris dans la liste de l'ICIJ qui ont eu recours à des fiduciaires de Singapour et/ou Hong Kong puis à des sociétés offshore des îles Vierges et des îles Cook pour assurer leur impunité fiscale, le nom de l'administrateur de la société belge Lancaster Associates, Pierre Bocquet, revient plusieurs dizaines de fois dans les listings.

Le président français François Hollande a assuré jeudi à Rabat qu'il irait "jusqu'au bout" pour moraliser la vie politique après la mise en examen de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, et a écarté l'idée d'un remaniement en affirmant que son gouvernement n'était "pas en cause".

Les dossiers belges mis au jour par les révélations de l'"offshore leaks" seront examinés par l'Inspection spéciale des impôts (ISI), a assuré jeudi soir le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude, John Crombez, sur le plateau de Terzake (Canvas).

Conseillers fiscaux des trois régions du pays, cadres de banques oeuvrant pour le compte de leurs clients et des particuliers... Des centaines de fraudeurs belges seraient concernés par la publication de données informatiques issues de dizaines de milliers de sociétés offshore.