Tout sur Occident

La démographie et la religion sont les deux inconnues qui, selon l'auteur de Soumission, déterminent la trajectoire occidentale. Stop ou encore ?

Si la peur est une réaction biologique profondément enracinée dans notre corps et destinée uniquement à survivre à une situation dangereuse, pourquoi sommes-nous si impatients de rechercher ce sentiment et consacrons-nous-y même un jour particulier?

Le Kremlin a bien camouflé le déclin de la puissance russe et peut-être un peu ralenti, mais ne l'a pas arrêté du tout, écrit Jonathan Holslag, professeur à la VUB.

Les Occidentaux veulent toujours refaire le monde à leur image. Une attitude qui les a conduits à des interventions désastreuses qui n'ont apporté que des souffrances aux populations locales. Le diplomate singapourien et philosophe Kishore Mahbubani n'a qu'un conseil : "Laissez le reste du monde tranquille. "

Voici venu le temps des vacances. Et aussi le temps des couteaux et des lames de rasoir. Imaginez une petite fille en vacances dans un pays. Imaginez-la maintenue par trois ou quatre femmes. Imaginez la petite fille terrorisée, se débattant, tentant de crier tandis qu'une main la bâillonne, tandis qu'on la mutile. Dans le meilleur des cas, ce sera dans un hôpital, dans le pire des cas dans une arrière-cour, une cuisine. A vif. Comme un animal qu'on sacrifie. Une torture, un traitement inhumain et dégradant. Un viol collectif.

En quinze ans de pouvoir, Recep Tayyip Erdogan a profondément transformé la Turquie. En entamant lundi un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés, il pourra s'imposer dans l'histoire comme l'égal du fondateur de la République Mustafa Kemal. L'homme devrait aussi continuer à imprimer son style pugnace à la politique étrangère d'Ankara, même si les observateurs n'excluent pas la recherche de compromis. Le point.

Il est toujours difficile, et hasardeux, d'écrire l'histoire au moment où elle se fait. Début juin 1968, dans Le Monde diplomatique, Guy Michaud s'interrogeait ainsi, déjà, sur la nature profonde des événements alors en cours, en Occident, et qui allaient entrer dans l'histoire sous l'appellation "Mai 68". Révolte ou révolution ?

Cela fait deux ans ce 26 avril que l'Iranien Ahmadreza Djalali, professeur invité à la VUB, est emprisonné à Téhéran où il a été reconnu coupable d'espionnage et condamné à mort. Des photos obtenues par son collègue et urgentiste témoignent d'un homme très amaigri. "Ahmadreza est à peine reconnaissable tant il est efflanqué. Il a l'air mourant", affirme M. Van Berlaer.

Affaire Skripal, frappes punitives occidentales en Syrie : le nouveau parfum de guerre froide devient entêtant. "Mais la Russie de Poutine n'est pas l'URSS d'hier", prévient Sven Biscop (1), de l'Institut Egmont.

En 1958, l'arrière-fond politique de l'Expo est une guerre froide à peine édulcorée par une amorce de détente. Soixante ans plus tard, un froid polaire se réinstalle entre la Russie et l'Occident. L'histoire se répète ?