Tout sur Ocam

Le niveau de la menace en Belgique est maintenu à deux, sur une échelle de quatre, a indiqué l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) mardi, au lendemain d'attaques meurtrières dans le centre-ville de Vienne. Ce niveau "moyen" signifie qu'une menace est peu vraisemblable.

Le conseil des ministres a approuvé vendredi le maintien jusqu'au 2 avril de militaires en rue dans le cadre de l'opération de surveillance anti-terroriste Vigilant Guardian, a annoncé le ministre de la Défense, Phillippe Goffin. Leur nombre demeure fixé à 550 compte tenu d'une capacité de réserve susceptible d'être immédiatement déployée.

Benjamin Herman, qui a tué trois personnes le 29 mai 2018 à Liège alors qu'il se trouvait en congé pénitentiaire, était suivi par les services judiciaires et de renseignement en raison de signes de radicalisation. Mais aucun de ces signes n'a éveillé la suspicion auprès de l'Ocam ou de la Sûreté de l'Etat, rapporte mercredi L'Avenir sur la base du rapport 2018 du Comité R.

Le conseil des ministres a décidé vendredi de maintenir jusque début décembre à 550 le nombre maximal de militaires déployés dans les grandes villes belges dans le cadre de l'opération "Vigilant Guardian" (OVG) en renfort de la police fédérale, a annoncé le gouvernement, en dépit du souhait de la hiérarchie militaire de voir cet effort se réduire.

Deux hommes djihadistes belges qui étaient emprisonnés dans le nord-est de la Syrie ont pu s'échapper, selon les informations communiquées par le directeur de l'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM), Paul Van Tigchelt, devant la commission des Relations extérieures de la Chambre. L'un d'entre eux a été condamné par défaut pour terrorisme en Belgique.

Un groupe restreint de pays européens, dont fait partie la Belgique, mène des discussions avec les autorités irakiennes pour permettre le jugement de leurs ressortissants djihadistes en Irak, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, en commission de la Chambre.

Le conseil des ministres a décidé vendredi de maintenir jusque début octobre à 550 le nombre maximal de militaires déployés dans les grandes villes belges dans le cadre de l'opération "Vigilant Guardian" (OVG) en renfort de la police fédérale, a annoncé le gouvernement en dépit du souhait de la hiérarchie militaire de voir cet effort se réduire.

La nouvelle vidéo de propagande de l'État islamique (EI), où apparaît un homme présenté comme le chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, inquiète l'Organe de coordination de l'analyse de la menace (Ocam) mais ne change pas fondamentalement la donne, a déclaré jeudi Paul Van Tigchelt, directeur de l'institution, dans l'émission "De ochtend" sur Radio 1.

Selon l'OCAM, qui coordonne l'analyse de la menace en Belgique, il n'existe aucun lien entre la fusillade de Strasbourg et notre pays, a assuré mercredi matin le ministre de la Justice Koen Geens dans l'émission De Ochtend sur Radio 1. En d'autres mots, l'adaptation du niveau de sécurité n'est pas à l'ordre du jour.

Il sera bientôt possible pour les jeunes d'effectuer un stage rémunéré au sein de la police ou d'autres services de sécurité. Les autorités espèrent ainsi donner envie aux moins de 25 ans de prendre la voie d'un travail dans la police, selon le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). On espère via cette mesure attirer notamment des jeunes aux profils spécifiques, comme par exemple des spécialistes IT.

L'Organe de Coordination et d'Analyse de la Menace (OCAM) n'avait pas inscrit Schild&Vrienden dans les organisations à risque, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, devant les commissions de la Justice et de l'Intérieur de la Chambre. Ce groupe d'extrême droite avait toutefois déjà été remarqué par la police en 2017 et était suivi depuis la même année par la Sûreté de l'Etat. Son fondateur, Dries Van Langenhove, l'était depuis 2012, a précisé le ministre de la Justice, Koen Geens.

Alors que la diminution de militaires dans les rues du pays a été annoncée, à la suite de l'abaissement de 3 à 2 du niveau de la menace fixé par l'Ocam (organe de coordination pour l'analyse de la menace), la gare des Guillemins à Liège est maintenue sous la surveillance de la police des chemins de fer avec des renforts de la police fédérale.

Contrairement à d'autres pays comme la France, la Belgique ne dispose pas de services de renseignements au sein des prisons pour tenir à l'oeil les centaines de détenus radicalisés.