Tout sur numérus clausus

Avec le dépôt de son projet de décret organisant un filtre aux études de médecine après le 1er BAC et son probable entérinement avant l'été par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, ministre de l'Enseignement supérieur, met apparemment fin à un triste feuilleton qui dure depuis plus de 15 ans.

La Fédération Wallonie-Bruxelles disposera bel et bien d'un filtre aux études de médecine dès l'année académique prochaine, a confirmé jeudi le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Cette sélection devrait se faire sur base d'un concours organisé à l'issue de la 1re année d'études.

Le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), n'est pas favorable à l'instauration d'un examen d'entrée aux études en médecine, comme préconisé la semaine dernière par les doyens des facultés de médecine francophones pour sortir de la crise des numéros Inami.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a ordonné la mise au secret des résultats du concours pour les kinés francophones. Ils seront divulgués lorsqu'une décision interviendra sur la nécessité de prolonger ou non les numéros INAMI provisoires au-delà du 31 décembre.

Le concours pour les jeunes diplômés en kinésithérapie aura bien lieu samedi mais ses résultats ne seront pas connus immédiatement. Un recours introduit en justice par 82 jeunes diplômés bloque la correction des épreuves.

Le député de la Communauté française Jacques Brotchi s'est réjoui de la prise de position de la ministre fédérale de la Santé Laurette Onkelinx qui s'est clairement affichée lundi en faveur de la suppression du numerus clausus. M. Brotchi craint cependant qu'il ne s'agisse que d'un effet d'annonce.

Laurette Onkelinx, la ministre de la Santé, souhaite mettre un terme au système du numerus clausus qui limite le nombre d'étudiants sortant des études de médecine. Une manière de réguler une certaine immigration?

Les kinésithérapeutes ne sont pas assez nombreux en Communauté française, estime le président de l'Union des Kinésithérapeutes Francophones et Germanophones de Belgique (UKFGB), Didier Bertinchamps. L'UKFGB s'inquiète de la possible organisation d'un concours, en octobre, qui limiterait l'accès à la profession de kinésithérapeute indépendant.