Tout sur Nethys

Omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux, ce professeur de l'ULiège spécialisé dans les réseaux électriques donne son avis sur tout, coronavirus y compris. Au point d'agacer les académiques, les industriels et le milieu politique. "Je dépoussière le genre", dit-il. Enquête sur un expert controversé.

Nethys a reçu quatre candidatures recevables pour le rachat de ses participations dans le secteur de la presse, notamment les Editions de l'Avenir. Dont celle de Roularta Media Group (propriétaire du Vif/L'Express). Xavier Bouckaert, CEO de Roularta, nous explique pourquoi.

En cinq ans, Nethys a versé 20 millions d'euros au consultant McKinsey, un montant qui suscite de vives interrogations au sein de Nethys et de sa maison mère Enodia. A tel point que Julie Fernandez Fernandez, la présidente d'Enodia, met en doute l'objectivité du consultant dans une interview accordée vendredi à L'Echo. Pour sa part, la société de consultance n'a pas souhaité commenter la sortie de Mme Fernandez.

La société Nethys a décidé de se passer des services de Michel Marteau, selon les informations lundi du journal Le Soir. Michel Marteau était l'ancien rédacteur en chef de Sudpresse, de la Dernière Heure et du Soir Mag.

Le salaire de Stéphane Moreau, ex-administrateur délégué de Nethys, filiale de l'intercommunale Enodia, est garanti pour 250.000 euros, tandis que sa défense en justice l'est à hauteur d'un million d'euros, selon les termes d'un contrat d'assurance dont il bénéficie, rapporte vendredi la RTBF. Celui-ci couvre "les administrateurs et dirigeants passés, actuels et futurs d'Enodia" et a été souscrit le 18 juillet 2017.

A la demande de la nouvelle direction de Nethys (Renaud Witmeur et Laurent Levaux), la justice a fait geler un peu plus de 11 millions d'euros sur les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, tous les trois anciens dirigeants de l'intercommunale, rapporte L'Echo mardi.

Les montants versés par l'assureur liégeois Intégrale à ses dirigeants - on parle de quelque 5,7 millions d'euros, ndlr - sont "outranciers" et "ne se justifient absolument pas" par la charge de travail, a estimé mardi le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), interrogé sur les suites du dossier Nethys en commission du parlement régional.

L'assureur liégeois Integrale, filiale de Nethys, a promis 5,7 millions d'euros à ses dirigeants pour les inciter à rester dans l'entreprise lorsque leurs salaires ont dû être plafonnés, rapporte Le Soir lundi.

Des huissiers de justice ont fait le tour des banques concernées ce jeudi afin de leur ordonner de geler les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, anciens dirigeants du groupe liégeois Nethys, rapporte L'Echo dans son édition de vendredi.

Les représentants d'Enodia (ex-Publifin), maison mère de Nethys, ont été informés mardi, lors du comité d'actionnaires Enodia/Nethys, du fait que Nethys avait finalisé la préparation d'une action civile au fond visant le remboursement des sommes indûment perçues par l'ex-management de Nethys, indique Enodia mercredi dans un communiqué sur Twitter. Il s'agit des 18,6 millions d'indemnités versés aux anciens managers de l'intercommunale liégeoise.

Que Voo ait été bradée lors de sa cession, par sa maison-mère Nethys, au fonds américain Providence ne constitue pas une surprise pour le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS). "C'est en partie ce qui a justifié ma décision de casser les ventes au début du mois d'octobre", a-t-il rappelé mercredi, en séance plénière du Parlement de Wallonie, interrogé sur ces nouvelles révélations par les députés Germain Mugemangango (PTB) et Olivier Bierin (Ecolo).

Le parquet général de Liège a annoncé le 2 décembre dernier en chambre des mises en accusation qu'il se désistait de son appel dans le dossier dit de "la pergola", à charge de Stéphane Moreau, de Bernard Thiry - ancien CEO d'Ethias - et de cadres de l'assureur belge, écrit jeudi Le Soir sur son site web. Ce désistement sera formalisé dans un arrêt attendu ce mois-ci.