Tout sur negociation

Le Groupe des Dix, l'organe où se réunissent les instances dirigeantes des organisations syndicales et patronales, a enregistré "des progrès" dans la concertation sociale, qui se poursuivra jeudi, a indiqué mercredi soir, à l'issue de la réunion, la présidente de ce groupe Michèle Sioen.

Les négociateurs de la nouvelle coalition fédérale ont interrompu leurs travaux mardi vers 23h30. Ils poursuivront demain mercredi à partir de 14 heures à la présidence de la Chambre. Les négociateurs sont entrés dans le vif du sujet avec l'examen du cadre budgétaire.

Les négociateurs fédéraux se préparent pour entamer les discussions concernant le budget de la prochaine législature. Les dirigeants des quatre partis (CD&V, MR, Open Vld et N-VA) se réuniront mardi après-midi, mais différents groupes de travail sont déjà à l'oeuvre lundi. "Les discussions concernant le budget devrait vraisemblablement durer plusieurs jours", indique-t-on dans l'entourage des négociateurs.

Les six partis pressentis pour former une coalition en Région bruxelloise ont officialisé, ensemble, mercredi, en début d'après-midi, le démarrage de négociations qui avaient connu un retard à l'allumage depuis jeudi dernier, et l'expression de réticences de la part de l'Open VLD et du CD&V à ouvrir les discussions avec les FDF.

Les représentants des travailleurs d'ArcelorMittal ont quitté lundi en début d'après-midi la table des négociations. Ils s'insurgent contre la méthode employée par la direction qui "souhaitait présenter dès mardi au personnel, sans autre de forme de négociation, les méthodes de fonctionnement de l'outil maintenu à Liège", annoncent les organisations syndicales dans un communiqué commun.

Le délai de réflexion accordé au formateur Elio Di Rupo doit être de "très courte durée", pour éviter que la "danse des souris" des partis belges ne soit "écrasée par la marche des éléphants" internationaux, a métaphorisé le président du CD&V Wouter Beke, jeudi sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Après plus de quatre heures d'entrevue avec le formateur Elio Di Rupo, le roi lui a demandé de poursuivre sa mission, a annoncé le Palais dans un communiqué. Avant de donner sa réponse, Elio Di Rupo a demandé "un bref délai de réflexion afin de vérifier la possibilité d'aboutir à un accord acceptable pour les six formations" impliquées actuellement dans les négociations gouvernementales.

"Nous sommes choqués par la décision du formateur de quitter la table des négociations en ce moment délicat pour le pays. Nous avons le sentiment que le scénario était écrit d'avance. La présence de motards pour l'escorte semble l'attester", a commenté M. Michel.

Le sénateur Philippe Moureaux, vice-président du PS, a reproché mardi sur La Première (RTBF) aux partis libéraux de freiner la constitution d'un gouvernement fédéral doté d'un budget, une situation qui ne fera qu'accroître l'effort à réaliser à l'heure où la Belgique se trouve dans le viseur des marchés.

Ce mercredi, Elio Di Rupo rencontre les ministres-présidents et les représentants des six partis qui négocient la formation d'un gouvernement. Les gouvernements des entités fédérées ont convenu qu'elles ne feront pas d'efforts supplémentaires l'année prochaine pour aider le fédéral à limiter son déficit, a dit au Parlement flamand le ministre-président flamand Kris Peeters.

Depuis 500 jours, la Belgique est sans gouvernement. Pas de quoi souffler des bougies, mais bien de revenir sur les moments clés de ces derniers mois.

Invités sur les ondes de la Première à commenter les longs mois de tractations autour de la réforme de l'état, les négociateurs francophones sont restés sobres dans leur propos. Sauf Laurette Onkelinx qui voyait déjà le pays au bord de la guerre civile.

L'accord conclu par les partenaires pour finaliser une 6e réforme de l'Etat doit également amener une série d'avancées démocratiques, indique Ecolo dans un communiqué. "Cette opportunité apparaît d'autant plus essentielle dans le contexte actuel de crise financière, afin que puissent être apportées sans délai des solutions aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux."