Tout sur Nawal Ben Hamou

Il a fallu deux femmes ministres en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, et une femme secrétaire d'Etat à Bruxelles, pour voir naître une conférence interministérielle sur les Droits des Femmes. Les femmes politiques sont-elles meilleures ambassadrices ou plus légitimes que leurs homonymes masculins pour gérer les politiques les protégeant ?

La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est l'occasion de nous rappeler qu'en Belgique, les femmes subissent encore de nombreuses violences, qu'elles soient psychologiques, physiques, sexuelles ou institutionnelles. D'année en année, la marche nationale organisée par la plateforme Mirabal autour de cette date rassemble de plus en plus de personnes révoltées par le fait que malgré les Plans d'action successifs, malgré les dizaines de mesures accumulées année après année, la violence persiste et signe.

Trois ministres francophones souhaitent créer une conférence interministérielle rassemblant les différents niveaux de pouvoir et dont l'objectif principal serait la lutte contre les violences faites aux femmes, rapporte Le Soir, mardi. "Si on n'agit pas aujourd'hui, on n'agira jamais", clament les ministres Christie Morreale (PS), Bénédicte Linard (Ecolo) et la secrétaire d'Etat Nawal Ben Hamou (PS).

La secrétaire d'Etat bruxelloise en charge de l'Egalité des chances, Nawal Ben Hamou (PS), a annoncé mardi soir son intention de déposer plainte auprès du Jury d'éthique publicitaire au sujet d'une réclame de la marque Bicky Burger mettant en scène un acte de violence envers une femme. La ministre wallonne pour l'Egalité des chances, Christie Morreale (PS), compte entreprendre une démarche similaire, a-t-elle fait part sur Twitter.

Après avoir échoué de peu dans l'obtention d'un quatrième siège PS à la Chambre dans l'arrondissement de Bruxelles, la jeune Nawal Ben Hamou, âgée de 32 ans, se voit proposer le poste de secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances et des Cultes au sein du nouveau gouvernement bruxellois.

L'arrivée de Catherine De Bolle (photo) comme commissaire générale de la police fédérale avait été un " signal fort " dans le paysage policier, selon l'ex-députée Nawal Ben Hamou (PS).