Tout sur Mouvement flamand

Dans quelle mesure la crise de l'asile de 2015 a-t-elle affecté les opinions européennes sur l'asile et la migration ? Les sociologues Bart Meuleman et Arno Van Hootegem ont examiné une masse de données et ont établi que ce n'est pas le grand nombre, mais le framing par les élites politiques, qui détermine nos opinions. "Le framing est plus décisif que les faits."

Sale temps pour la planète flamingante. L'un de ses résidents les plus illustres, Bart Maddens, hume avec inquiétude le vent favorable au climat qui s'est mis à souffler sur le pays. " Mauvaise nouvelle pour le Mouvement flamand ", grince le politologue de la KUL.

Le nationalisme flamand a le vague à l'âme. La participation de la N-VA au gouvernement fédéral, décidée il y a quatre ans, s'est soldée par un gel communautaire qui n'a pas fondu au soleil de l'actualité. Ses principaux protagonistes, dont l'ultrapopulaire secrétaire d'Etat Theo Francken, ont replacé le débat sous l'angle identitaire. Au grand dam de ceux qui continuent à se battre pour une autonomie accrue de la Flandre - voire pour son indépendance.

La N-VA diffuse gratuitement des drapeaux de lions flamands parmi ses membres. Et il ne s'agit pas de lion flamand officiel, mais de la version utilisée par le Mouvement flamand. L'initiative montre à quel point la N-VA est tiraillée entre les centres de pouvoir belges, et le nationalisme flamand.

Encore trente fois dormir avant le big bang tant espéré, celui de l'indépendance de la Catalogne. Les flamingants à la fibre séparatiste décomptent les heures. Croisent les doigts.

Olivier Maingain est de retour. Suite à la manoeuvre du président du cdH, son parti est devenu incontournable à Bruxelles. Et Maingain n'a pas l'intention de passer rapidement un nouvel accord gouvernemental. "Celui qui retire la prise doit en accepter les conséquences"

Les tensions existant aujourd'hui en Belgique entre le Nord et le Sud sont-elles encore 'tenables' à long terme? Non, selon le président de la N-VA Bart De Wever, dont le livre "Vlaanderen Onvoltooid" (que l'on peut traduire par "la Flandre inachevée") a été présenté mercredi. Il détaille dans cet ouvrage le changement de paradigme qu'il conçoit en vue d'une évolution vers le confédéralisme. Un changement dont il ne sait pas quand il s'opérera, mais "2019 est très proche", observe-t-il.

Le conseil du parti de la N-VA a désigné Zuhal Demir au poste de Secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes. Elle succède à Elke Sleurs.

En 2018, Bart De Wever devra se débrouiller seul. Ses successeurs, tels que Jan Jambon ou Theo Francken, ne sont pas suffisamment prêts pour porter le poids d'élections communales de première importance. De Wever est et reste le chef, l'idéologue, le tacticien et le visage de la N-VA - et la tête de Turc préférée de tous les autres partis. Il a déjà acquis sa place dans l'histoire. Que peut-il encore obtenir ? Reconstruction d'une crise de la quarantaine politique.

Il y a 38 ans, l'echec du Pacte d'Egmont n'aura pas uniquement provoqué la démission du Premier ministre de l'époque, Leo Tindemans. Les conséquences furent bien plus vastes : la séparation du PS en deux, la radicalisation du Mouvement flamand, avec l'émergence du Vlaams Blok, ainsi que le début d'une "guerre froide" entre Tindemans et Martens, au sein du CVP.