Tout sur Moscou

L'offensive de l'Azerbaïdjan pour récupérer le Haut-Karabakh, territoire occupé par l'Arménie, est envenimée par l'implication de la Turquie. Mais la Russie est prête à défendre ses intérêts.

Ce pourrait être un jour de fierté nationale en URSS. En ce 9 octobre, c'est à un Russe que le célèbre Comité a décidé d'attribuer le prix Nobel de la paix. Pourtant, dans les abords du Kremlin, on ne festoie guère.

La perspective de nouvelles sanctions se rapproche pour Moscou : l'Allemagne et la France ont dénoncé mercredi une "implication et une responsabilité" de la Russie dans l'empoisonnement au Novitchok de l'opposant Alexeï Navalny, prévenant qu'elles allaient proposer des mesures concrètes contre ce pays.

L'Allemagne, qui préside actuellement l'Union européenne, a accru dimanche la pression sur Moscou en menaçant de sanctions faute de réponse "dans les prochains" jours sur l'empoisonnement, avéré selon Berlin, de la bête noire du Kremlin Alexeï Navalny.

Pourfendeur charismatique de la corruption des élites russes, Alexeï Navalny s'est imposé depuis une décennie comme le premier opposant à Vladimir Poutine, malgré les séjours en prison et les atteintes à sa santé fréquents depuis des années.

L'hospitalisation de l'opposant russe Alexeï Navalny, probablement victime d'un "empoisonnement" selon ses proches, rappelle d'autres cas avérés ou supposés d'empoisonnements depuis une quarantaine d'années.

"Aucun poison" n'a été découvert dans l'organisme du principal opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé en réanimation en Sibérie après avoir fait un malaise, a indiqué vendredi l'un des médecins-en-chef de l'établissement, précisant que son état était encore "instable".

Le président russe ne défendra pas éternellement Alexandre Loukachenko, de plus en plus contesté. Mais il ne veut pas non plus revivre les précédents géorgien et ukrainien. Comment sortir de ce guêpier ?