Tout sur mineurs

Certaines questions restent en suspens à propos de la mise en oeuvre de la loi de 2002 qui dépénalise l'euthanasie. Il convient de les examiner et de ne pas forcer l'agenda du débat sur l'euthanasie des mineurs, estime le philosophe et vice-président du comité consultatif de bioéthique, Michel Dupuis.

Le Bureau du parti socialiste a donné son feu vert au dépôt de propositions visant à "actualiser" la loi sur l'euthanasie votée il y a dix ans. Le sénateur Philippe Mahoux, l'un des pères de la loi, déposera des textes visant notamment à l'élargir aux mineurs et à prendre en compte le cas des personnes atteintes d'Alzheimer.

Peu de mineurs âgés de 16 à 18 ans sont actuellement sanctionnés, selon une enquête menée par le Délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, rapporte vendredi Le Soir. "Pourquoi en serait-il autrement si on venait à élargir le système aux 14 ans et plus", se demande le DGDE.

Ce lundi Marcinelle célèbre un triste anniversaire, celui de la tragédie du Bois du Cazier. Cette année encore, la Belgique se souvient du pire accident de charbonnage de son histoire et en commémore les 262 morts. A 8h10, heure de la catastrophe, la cloche a sonné à 274 reprises : 262 fois pour les victimes, 12 fois pour chaque nationalité représentée. Les monuments dédiés aux mineurs ont été fleuris, de même que le site de l'accident - depuis transformé en Musée du Charbonnage. Près de la moitié des victimes étant issue de l'immigration italienne, des représentants politiques italiens ont fait le déplacement à Marcinelle.Il y a aujourd'hui 55 ans, le 8 août 1956, 262 mineurs sont morts dans l'accident du charbonnage. Ce matin-là, un incendie se déclare dans la mine et empêche les mineurs de remonter à la surface. D'énormes moyens pour l'époque sont mis en place pour tenter de les sauver mais les secours ne parviennent pas à atteindre les mineurs à cause de l'incendie. Voici quelques photos d'archives datant du jour de l'accident, ainsi que d'autres images marquantes. Le Vif.be

Il y a bientôt un an, le 5 août 2010 dans l'après-midi, un éboulement souterrain dans la mine de San José emprisonnait 33 mineurs à 700 mètres sous terre. Après 69 jours, ils sont sortis de leur prison souterraine sous les feux des projecteurs des médias du monde entier. Mais un an après le début de leur calvaire, que sont-ils devenus ?

Les 33 mineurs sauvés d'une mine du Chili cherchent à éteindre la furia médiatique autour d'eux, et préserver des détails de leur cauchemar souterrain, alors que certains évoquent un "pacte du silence" conclu au fond de la mine, pour préserver un livre à venir.

Après l'épreuve de 69 jours confinés à 700 m sous terre, dont 17 jours livrés à eux-mêmes, les 33 mineurs de la mine chilienne de San Jose, dont le sixième Osman Araya (30 ans) a été sorti mercredi vers 10h30, vont émerger plus forts pour certains, plus fragiles pour d'autres, mais changés à jamais, estiment les psychologues.