Tout sur Mike Pompeo

Nous ne sommes qu'au début de la pandémie, des milliers de personnes sont mortes, la réaction américaine a mis en colère les Européens et la Chine fait preuve d'encore moins de transparence que d'habitude: le nouveau coronavirus est en train de redéfinir la géopolitique mondiale.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a qualifié mardi de "clown raté" Mike Pompeo, après les félicitations adressées par le chef de la diplomatie américaine à l'opposant vénézuélien Juan Guaido pour sa réélection à la tête du Parlement.

Affaibli par les révélations sur son propre rôle dans l'affaire ukrainienne qui plombe Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, au faîte de son pouvoir il y a deux mois, se ménage une porte de sortie dans son fief, le Kansas.

La défense s'organise autour de Donald Trump, menacé par une procédure de destitution pour avoir demandé l'aide d'un gouvernement étranger dans la campagne présidentielle: son chef de la diplomatie et son avocat personnel refusent le calendrier que tentent de leur imposer les élus démocrates du Congrès.

Un colosse aux pieds d'argile, assis sur un tas d'or, tiraillé entre ses rêves de puissance et la peur que lui inspire l'Iran chiite, rival exécré... Les attaques lancées le 14 septembre sur le champ pétrolier de Khurais et l'usine d'Abqaiq, deux des fleurons de la société d'Etat Aramco, jettent une lumière crue sur les failles et les faiblesses de l'Arabie saoudite. Et pas seulement parce que l'assaut combiné - drones et missiles de croisière - aura un temps amputé de moitié la production du premier exportateur mondial, embrasant les cours du brut.

Avec le limogeage de John Bolton, son troisième conseiller à la sécurité nationale (après Michael Flynn et H. R. McMaster), Donald Trump franchit-il un nouveau cran dans la campagne électorale en vue d'un second mandat ? Le procédé - un simple tweet - est encore plus discourtois que d'habitude ; il faut sans doute y voir un effet de communication recherché.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite mercredi en Arabie saoudite, a qualifié l'attaque contre des infrastructures pétrolières du royaume d'"acte de guerre", l'attribuant de nouveau à l'Iran, peu après la présentation d'une enquête saoudienne selon laquelle Téhéran a "incontestablement parrainé" l'attaque.

Donald Trump a dépêché mardi son ministre des Affaires étrangères Mike Pompeo à Jeddah pour discuter de la réponse aux attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, alors que les États-Unis sont convaincus qu'elles ont été lancées depuis l'Iran avec des missiles de croisière.