Tout sur migration

Il y aura tout juste 20 ans le 22 septembre prochain que la jeune demandeuse d'asile nigériane Semira Adamu est morte étouffée par un coussin lors d'un rapatriement forcé alors qu'elle était escortée par cinq gendarmes. Son décès a provoqué dans notre pays un véritable "traumatisme collectif", reconnaîtra des années plus tard le ministre de l'Intérieur actuel Jan Jambon (N-VA). À la suite du décès de Semira Adamu, la politique de retour - censée être le moyen ultime de la politique d'asile - fut déclarée défaillante.

Pour Maurits Vande Reyde, le président de Jong VLD (Jeune VLD), les gens qui viennent ici n'ont pas besoin de pitié. Mieux vaut leur dire : "Show me what you've got". Selon lui, le droit de prendre ses responsabilités est aussi important que le droit à la protection.

" Je suis conscient que ces informations ne sont pas agréables ", conclut Theo Francken dans la lettre très ferme qu'il vient d'envoyer aux 9469 citoyens irakiens arrivés en Belgique en 2015 pour y demander l'asile. Pour les encourager à rentrer en Irak, il offre 500 euros de prime de rapatriement à chaque réfugié qui quitterait la Belgique avant le 31 mai. Et il leur explique que leur pays n'est pas si instable...

Alors qu'en Syrie, les tensions entre la Turquie et la Russie augmentent et que les États-Unis exigent que la Turquie cesse de bombarder les Kurdes, la parlementaire européenne néerlandaise Kati Piri présente un rapport extrêmement critique à propos du gouvernement turc.

L'afflux de réfugiés dans notre pays devient un véritable dilemme de civilisation. Ou bien nous nous noyons dans les slogans populistes et simplistes, ou bien nous parvenons à rester simplement des humains... Avec un coeur pour pouvoir rester accueillant et avec un peu d'intelligence pour pouvoir réfléchir au futur de notre vivre ensemble.

Un consensus semblait se dégager mercredi soir concernant le plan d'action destiné à aborder de manière globale et commune à l'Europe et à l'Afrique la problématique de la migration. Leaders africains et européens ont convenu de s'attaquer aux causes de la migration, notamment par le biais de l'aide au développement, et de mettre en oeuvre des politiques de retour et de réadmission.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son aval vendredi à l'Union européenne pour arraisonner en haute mer des navires de migrants venant de Libye qui tentent de gagner l'Europe, dans le but de résoudre sa plus grave crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale.