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Le parquet a demandé jeudi l'acquittement de deux personnes qui avaient hébergé chez elles des migrants mais a requis une condamnation légère pour deux autres. Il a par contre requis des peines jusqu'à 40 mois de prison pour d'autres individus qui avaient, eux, agi comme passeurs.

Des perquisitions ont été menées dimanche aux domiciles de quatre hébergeurs de migrants à Saint-Gilles, Watermael-Boitsfort et Nandrin. Parmi eux, deux femmes ont été interpellées, présentées à un juge d'instruction et relâchées, indiquait en fin de journée la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Quinze migrants ont été arrêtés et deux d'entre eux ont été remis en liberté.

De plus en plus de migrants transitent par la Belgique et le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), appelle tous les bourgmestres du pays à travailler avec le gouvernement fédéral. Il plaide lundi dans la presse flamande pour l'élaboration d'une seule approche, "de Bruxelles à la Côte".

Quelque 629 migrants, ballottés en Méditerranée depuis dimanche après le refus de l'Italie et de Malte de les accueillir, sont partis mardi soir vers l'Espagne à bord de trois bateaux dont le navire humanitaire Aquarius.

Poursuivie par la police depuis Namur sur l'E19/E42, une camionnette a été interceptée, jeudi matin, à Mons. Le véhicule transportait une trentaine de migrants. Dans cette camionnette, les services de secours ont trouvé une fillette âgée de deux ans. L'enfant est décédé lors de son transfert en milieu hospitalier.

Depuis quelque temps, les initiatives citoyennes en ligne destinées à aider les migrants rassemblés au parc Maximilien se multiplient. Et si les réseaux sociaux se révèlent très efficaces pour trouver des bénévoles prêts à héberger les migrants, les plateformes sont parfois victimes de leur succès en ligne.

L'ambition est d'organiser de 12 à 20 interpellations par jour au parc Maximilien et à la gare du Nord, selon une source policière fédérale qui évoque la volonté du ministre de l'Intérieur Jan Jambon et du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken de préférer désormais aux actions de grande ampleur, des interpellations journalières discrètes par du personnel en civil.