Tout sur Michel Lelièvre

Le tribunal de l'application des peines (TAP) a rejeté lundi la demande de Michel Lelièvre à pouvoir bénéficier d'une détention limitée, qui permet à un détenu de sortir la journée. Le tribunal a constaté que l'ex-complice de Marc Dutroux n'est plus en mesure de présenter un plan de réinsertion et ne répond dès lors pas aux conditions permettant une détention limitée, a indiqué son avocate Me Nathalie Buisseret.

Le Tribunal de l'application des peines (TAP) de Bruxelles a décidé lundi d'accorder à Michel Lelièvre cinq permissions de sortie pénitentiaire de maximum huit heures, assorties de conditions très strictes, d'ici au 16 septembre 2013. Il a en revanche refusé de répondre favorablement aux demandes de détention limitée et de libération conditionnelle de l'intéressé, qui avait été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements d'enfants, enlèvements et séquestrations ainsi que pour trafic de drogue. La famille Lambrecks, présente lors de l'audience du TAP, s'est dite "déçue" de cette décision.

Michel Lelièvre, l'ex-complice de Marc Dutroux, s'est converti au protestantisme et a écrit à plusieurs couvents afin d'y être accueilli, de la même manière que Michelle Martin. Michel Lelièvre s'est également adressé à l'archevêque Léonard mais a essuyé une fin de non-recevoir, selon son dossier de reclassement que De Morgen a pu consulter.