Tout sur Michel Hofman

Trois généraux occupant de hautes fonctions au sein de la hiérarchie militaire ont exprimé leur désarroi après le remplacement de l'un de leurs collègues, le général-major Philippe Boucké, à la tête du service de renseignement de l'armée à la suite de l'affaire Jürgen Conings, ce militaire d'extrême droite retrouvé mort après une traque de plus d'un mois.

La découverte du corps sans vie de Jürgen Conings met fin à cinq semaines d'insécurité et de menace, a réagi la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), dimanche en début de soirée, après avoir pris connaissance du dénouement de cette affaire.

Les comportements extrémistes "n'ont pas et n'auront jamais leur place au sein de la Défense", affirme le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman, dans un message adressé au personnel de ce département à la suite de la cavale d'un militaire d'extrême droite désormais soupçonné de "tentative d'assassinat et possession illégale d'armes dans un contexte terroriste".

Une enquête interne a été lancée au sein de la Défense pour mettre en évidences d'éventuelles "lacunes" dans le fonctionnement de ses services dans le cadre de l'affaire de Jürgen Conings, ce militaire soupçonné de sympathies d'extrême droite, a affirmé jeudi soir le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman.

Départ massif de militaires à la retraite, gros achats de matériels dont les F-35, construction d'un futur grand QG à Evere et de deux nouvelles casernes en Hainaut et en Flandre orientale : l'amiral ostendais Michel Hofman, nouveau chef de la Défense, se voit comme un capitaine sur un bateau en pleine tempête.

Le ministère de la Défense a annoncé jeudi un vaste remaniement de la hiérarchie militaire, qui comprend notamment la réintroduction de la fonction de vice-chef de la Défense (Vchod), créée en 2002 puis supprimée en 2010 et désormais confiée au vice-amiral Michel Hofman, ce qui en fait le "numéro deux" officiel des forces armées.