Tout sur Michel Barnier

Si le Royaume-Uni déplore le manque de progrès dans ses négociations avec l'Union européenne sur leur relation commerciale post-Brexit, le négociateur en chef de l'UE se dit "déçu" du déroulement des discussions.

Faute de perspectives d'accord avec Londres sur la relation post-Brexit, le doute s'insinue côté européen : comment s'entendre avec un partenaire qui pratique par tactique la guerre des nerfs et s'arc-boute sur sa chimère souverainiste ?

L'Union européenne et le Royaume-Uni se lancent lundi dans la bataille de l'après-Brexit en affichant les lignes rouges de leur future relation, qui reste à bâtir au prix de négociations ardues et déjà tendues.

Le Brexit consommé, le Royaume-Uni commence samedi sa nouvelle vie hors de l'Union européenne avec pour principaux défis de se rassembler après des années de déchirements, de tisser de nouveaux liens avec le bloc des 27 et de définir sa nouvelle place dans le monde.

Le Brexit interviendra vendredi à minuit, soit 1.317 jours après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. Qu'est-ce qui va changer le 1er février?

Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a mis en garde lundi contre le risque d'une rupture brutale des échanges entre le Royaume-Uni et l'Union européenne s'ils ne parviennent pas à s'entendre cette année sur leur future relation après le Brexit.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va insister sur sa volonté de conclure en un temps éclair les négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne lors d'une rencontre mercredi à Londres avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, un pari jugé difficile par les Européens.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est dite "très inquiète" de la faisabilité de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne d'ici à la fin 2020, dans un entretien publié vendredi.

Sitôt reconduit à la tête du gouvernement avec une écrasante majorité au Parlement, le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis la pression sur Bruxelles mardi, pour conclure au plus vite un accord commercial post-Brexit, avant la fin 2020.