Tout sur métro

Si un ordre de fermer le métro est pris, il doit être communiqué à la STIB par le canal de la police, a expliqué mercredi le patron de la société des transports en commun bruxellois, Brieuc de Meeûs, devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 22 mars. Ce jour-là, l'ordre est venu à 9h23, alors que la décision avait déjà été prise.

Le chef du service de la Police des chemins de fer et du métro de Bruxelles, Jo Decuyper, a reçu le 22 mars à 9h07 un courriel lui annonçant la fermeture du métro dans la capitale jusqu'à midi. Ce message émanait de la Direction de la police administrative et est arrivé sur sa boîte personnelle. Il ne l'a donc vu que bien plus tard, a-t-il expliqué à la commission d'enquête parlementaire.

Le 22 mars à 7h58, il y a deux explosions à quelques secondes d'intervalle dans le hall de départ de l'aéroport de Zaventem. À 9h11, soit 73 minutes plus tard, un kamikaze se fait sauter dans le métro à Maelbeek. Pourquoi le métro bruxellois n'a-t-il pas fermé plus tôt? La VRT essaie de répondre à cette question en proposant une reconstitution minutieuse des événements tragiques du 22 mars.

Le métro bruxellois circule à nouveau normalement depuis lundi matin. La reprise s'est déroulée sans encombre, indique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib, depuis la station Maelbeek, également rouverte.

Le réseau de métro de la capitale sera exploité à partir de lundi sur un créneau horaire élargi de 7h à 21h et desservira 51 stations, a annoncé Rudi Vervoort. Il est aussi revenu sur le déroulement des faits lors des attentats à Bruxelles. Selon lui "des coups de fil ont été donnés"

Le bilan définitif de 32 personnes décédées lors des attentats a été annoncé mardi au centre de crise à Bruxelles par Ine Van Wymersch, magistrat désignée pour l'identification des victimes. Elles ont toutes été identifiée.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, s'est refusé dimanche à toute nouvelle polémique à propos de la décision de fermer ou non le métro bruxellois mardi dernier à la suite de l'attentat commis à l'aéroport de Bruxelles-National, tout en promettant de fournir à la commission d'enquête de la Chambre le déroulement des événements "minute par minute".

Une station du métro londonien demande désormais à ses usagers de se tenir des deux côtés des escalateurs. Une petite révolution en soi pour les Britanniques pour qui la règle "stand on the right" ("restez à droite") est sacrée. Sur les réseaux sociaux, la mesure ne passe pas.