Tout sur Méditerranée

Chaque guerre a ses images, chaque drame a son visage. Ce 2 septembre-là, la crise migratoire adopte les traits d'Aylan. Etendu sur le sable, le corps sans vie du petit garçon est caressé par les vagues.

Quatre pays de l'Union européenne, la Grèce, la France, l'Italie et Chypre, entament mercredi un exercice militaire conjoint en Méditerranée orientale où les tensions gréco-turques se sont récemment aggravées sur la délimitation de zones maritimes riches en hydrocarbures.

Celui qui a vulgarisé le concept de résilience appelle à mener une réflexion sur l'histoire plutôt qu'à déboulonner les statues. La mémoire n'est pas une confrontation binaire entre le bien et le mal. La preuve par "France-Algérie. Résilience et réconciliation en Méditerranée", écrit avec l'auteur algérien Boualem Sansal.

Le jeune Soudanais enlève son T-shirt et lance: "Je te jure, je vais sauter. Je ne sais pas nager, mais je ne peux plus rester ici!". A bord de l'Ocean Viking, au large des rivages de l'Europe méridionale, la tension monte parmi les migrants secourus en mer.

L'ONG allemande Sea Watch va reprendre ses opérations de sauvetage de migrants en Méditerranée et a pour ce faire instauré des mesures de prévention du Covid-19 sur son bateau humanitaire, a-t-elle annoncé lundi.

Les Français vivent lundi leur dernière journée à déplacements limités, à la veille de la réouverture aussi des cafés, restaurants, collèges et lycées dans la majeure partie du pays, marquant le retour à "une vie presque normale", selon les mots de leur Premier ministre Edouard Philippe.

Aujourd'hui, une crise sanitaire sans précédent ébranle le monde entier. Aujourd'hui, l'échec de nos politiques migratoires nous revient comme un boomerang et se traduit en séquelles visibles y compris à l'intérieur de nos frontières.

Fin juin, l'Allemande Carola Rackete forçait l'entrée au port de Lampedusa du navire qu'elle commandait pour y débarquer la quarantaine de migrants sauvés au large de la Libye et bloqués plus de deux semaines à son bord. Haidi Sadik faisait partie de l'équipage du Sea-Watch 3. Elle nous a accordé une interview.

Un texte, qui prévoyait notamment la mise en place de corridors humanitaires et l'abolition du délit de solidarité, a été rejeté à deux voix près (288 contre 290) au Parlement européen ce jeudi. Les trois formations politiques appelées à soutenir la prochaine Commission européenne (PPE, S&D et Renew Europe) ne sont pas parvenues à s'entendre sur un renforcement des recherches et sauvetages de migrants en Méditerranée.