Tout sur Matteo Renzi

Cet homme de 45 ans a réussi à placer son parti d'extrême droite au centre des dernières élections italiennes. Au point d'envisager très sérieusement de diriger l'Italie et de faire trembler l'Europe. Qui est cet allié du Front national français et admirateur de Poutine et de Trump qui s'en prend avec virulence aux immigrés, à l'islam et à l'euro ? Portrait.

Matteo Renzi a décidé de démissionner de son poste de secrétaire du Parti démocrate après les élections législatives de dimanche, a-t-il annoncé lundi lors d'une conférence de presse. Le Florentin de 43 ans a reconnu "une défaite claire et évidente". Le parti de centre gauche siègera dans l'opposition, a-t-il insisté.

Le Mouvement 5 Etoiles est le premier parti des élections législatives, selon les premiers sondages à la sortie des urnes publiés par plusieurs médias italiens. Il atteindrait entre 29% et 32% selon la Rai et Mediaset. La coalition de droite dépasserait les 35%, avec Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Matteo Salvini au coude-à-coude.

Le flot ne se tarit pas. De rentrées littéraires, celles de septembre comme celles de janvier, en foires ou salons du livre, à Bruxelles, Paris, Beyrouth ou ailleurs, deux genres romanesques élargissent tant et plus les rayons qui leur sont consacrés. La dystopie et l'uchronie.

Ils ont changé les règles, probablement pas l'issue du scrutin. Malgré la modification de la loi électorale, l'Italie se dirige vers le même scénario qu'en 2013 au lendemain des élections législatives: trois blocs qui revendiquent la légitimité de composer un gouvernement, mais sans la majorité nécessaire pour gouverner. Une recomposition politique sera sans doute nécessaire, sous peine de retour aux urnes.

Le mouvement de Beppe Grillo est annoncé vainqueur des élections législatives de dimanche. Mais il a peu de chance de pouvoir nouer une alliance de gouvernement. Silvio Berlusconi et sa coalition de droite s'affichent comme le plus sérieux recours.

La campagne électorale pour les législatives en Italie donne lieu à des promesses à tout va de la part des candidats, que les économistes jugent irréalistes d'un point de vue financier alors que la péninsule est déjà plombée par une dette publique gigantesque.

Au-delà des encouragements de courtoisie, le président français n'a pas nécessairement pléthore de soutiens parmi ses pairs européens. Les libéraux sont contrastés, les centristes éparpillés et le " modèle " Matteo Renzi a échoué.