Tout sur Marc Monbaliu

Lors de son audition à la Chambre le 15 janvier, l'ex-patron de la Trésorerie a nié avoir sollicité la moindre validation politique pour décider de dégeler les intérêts des fonds libyens bloqués en Belgique. Or, il avait déclaré le contraire au Vif/L'Express lors d'une conversation téléphonique antérieure.

L'audition à la Chambre de l'ex-patron de la Trésorerie, dans le dossier des fonds libyens gelés, était attendue ce mardi. Marc Monbaliu a confirmé la légèreté avec laquelle a été prise la décision de libérer les intérêts des fonds bloqués. Il a aussi nié avoir déclaré au Vif/L'Express que cette décision avait été validée par le politique. Or un enregistrement le prouve.

L'ancien administrateur-général de la Trésorerie, Marc Monbaliu, a répété mardi devant la commission des Finances de la Chambre les raisons pour lesquelles les intérêts de fonds libyens gelés ont été libérés. Son administration a suivi la position donnée aussi bien par le Conseil européen que par le Service Européen pour l'Action Extérieure (SEAE). Il n'y a pas eu d'injonction politique, a-t-il précisé.

Marc Monbaliu, l'ancien administrateur général de la Trésorerie a répondu, par écrit, aux parlementaires qui cherchent à savoir qui a décidé de libérer les intérêts des fonds libyens - 1,5 milliard en cinq ans - gelés en Belgique. Il affirme qu'" il n'y a pas eu de concertation avec le gouvernement " pour prendre cette décision pourtant délicate. Incroyable... Une information exclusive du Vif/L'Express.

Dans l'affaire des fonds libyens gelés en Belgique, il apparait que l'actuel ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), a pesé de tout son poids pour aider des entreprises belges à se faire rembourser de contrats conclus avec l'ex-régime de Kadhafi, selon une enquête du Soir publiée jeudi.