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Le dialogue entre le gouvernement et l'opposition ne tenait plus qu'à un fil au Nicaragua, secoué par des manifestations depuis trois mois, après la charge du président Daniel Ortega contre les évêques médiateurs accusés d'être des "putschistes".

La tension est encore montée d'un cran lundi au Nicaragua où une centaine de partisans du président Daniel Ortega et de paramilitaires ont agressé des prélats catholiques dans une basilique, au lendemain d'affrontements entre partisans et adversaires du pouvoir qui ont fait 14 morts.

La police anti-émeute et les milices paramilitaires pro-gouvernementales ont attaqué lundi à l'est de Managua les barricades dressées par les manifestants, plongeant cette zone de la capitale nicaraguayenne dans le chaos pour tenter de mater un soulèvement contre le président Daniel Ortega, toujours silencieux.

Le président nicaraguayen Daniel Ortega, confronté à des manifestations et des demandes de démission et d'élection présidentielle anticipée, a affirmé mercredi devant plusieurs milliers de ses partisans qu'il resterait au pouvoir.

Des milliers de Nicaraguayens ont marché samedi à Managua "pour la paix et la justice", à l'appel notamment de l'Eglise catholique, beaucoup demandant le départ du pouvoir du président Daniel Ortega et de son épouse après les manifestations qui ont fait 43 morts dans le pays.