Tout sur Maison-Blanche

Destruction de rapports officiels, rencontres non archivées... La présidence Trump pourrait être la moins bien documentée de l'histoire américaine. Cette volonté de détruire les éléments qui ont dicté la vie à la Maison-Blanche durant une période particulièrement mouvementée pose un sérieux problème de transparence.

Les dieux du stade. Expression bien pensée. C'était des hommes, puis on en a fait des symboles et on a vite pointé leurs dérivés. Et qu'il fallait se résigner: aucun exploit sportif n'a permis dans une société plus de justice, d'égalité, de tolérance ou de solidarité. Mais ça change.

Vous pouvez rassurer vos enfants: le Père Noël est bon pour le service et pourra livrer en toute sécurité des cadeaux aux enfants sages après qu'Anthony Fauci, le "Monsieur Covid-19" de la Maison-Blanche, est allé jusqu'au pôle Nord pour le vacciner contre le coronavirus.

Comment traduire ses ambitions en actes, dépasser la fracture raciale sans décevoir, avancer malgré l'hostilité des républicains... : l'ancien président s'interroge plus qu'il ne donne de réponses dans Une terre promise, le premier tome de ses Mémoires. C'est pour cela qu'on l'aime.

Une chose est sure, le président sortant des États-Unis ne quittera pas son poste volontairement et discrètement. Donald Trump serait déjà en train d'organiser une série d'actions pour contester les résultats de l'élection présidentielle. Pour l'actuel locataire de la Maison-Blanche, il y a eu tricherie, et il ne compte pas en rester là...

Le 20 janvier 2021, Joe Biden deviendra le 46ème président des Etats-Unis. Si on le laisse faire... Si son prédécesseur reconnaît sa défaite attestée au terme du dépouillement de l'ensemble des votes exprimés par les Américains. Si la justice, depuis les tribunaux des Etats fédérés jusqu'à la Cour suprême fédérale, infirme les accusations de fraude avancées jusqu'à présent sans preuve par le président sortant, si les troupes les plus extrémistes de ce dernier, galvanisées par la mystification d'une élection supposément volée par les démocrates, n'hypothèquent pas la passation de pouvoir.

Trump va-t-il, comme Néron qui a mis le feu à Rome, partir dans le sang et dans les larmes ? Une chose semble déjà acquise: il ne quittera pas son poste avec classe et discrétion. Que se cache-t-il derrière cette incapacité à accepter la défaite ?

Les républicains voient dans des signes positifs de fin de campagne des raisons de croire au succès sur le fil du président sortant. Joe Biden-le-rassembleur tient pourtant toujours la corde. La mobilisation des électeurs dans les Etats clés sera cruciale.