Tout sur M23

Plus de 350 ex-rebelles combattants ou civils du Mouvement du 23 mars (M23), défait en novembre 2013 dans l'est de la République démocratique du Congo, ont bénéficié d'une loi d'amnistie, selon une série d'arrêtés du ministère congolais de la Justice.

Les rebelles congolais du Mouvement du 23 mars (M23), vaincus en novembre dernier, ont bénéficié jusque fin octobre d'un soutien en provenance du territoire rwandais, affirme le dernier rapport annuel - encore non publié - du groupe des experts de l'ONU sur la République démocratique du Congo (RDC), dont l'agence BELGA a obtenu mardi une copie.

Le Mouvement du 23 Mars a annoncé mardi la fin de sa rébellion née il y a dix-huit mois alors qu'il vient d'être chassé par les armes des dernières positions qu'il occupait dans l'Est de la République démocratique du Congo.

L'armée congolaise a pris lundi la colline de Mbuzi, une des dernières positions des rebelles du M23 retranchés dans les montagnes de l'Est de la République démocratique du Congo, alors que la communauté internationale appelait les deux belligérants à la retenue.

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) s'est inquiétée mercredi d'informations faisant état d'un renforcement militaire de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), active dans l'est du pays.

Les soldats sud-africains déployés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) à Goma ont fait feu mercredi sur des postes de commandement du M23, dans le cadre d'une opération des Nations unies concertée dans laquelle des hélicoptères de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) ont attaqué des lignes de ravitaillement entre Goma et le Rwanda, ont affirmé des sources militaires en Afrique du Sud.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a évoqué mercredi la possibilité que l'armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), mène dans les prochaines semaines des actions contre les groupes armés présents dans l'est, dont, en premier lieu, la rébellion du M23, présumée soutenue par le Rwanda et l'Ouganda voisins.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du mouvement M23 ont entamé des discussions dimanche à Kampala afin de ramener la paix dans l'Est de la RDC, théâtre de nouveaux combats ces derniers mois.

Le Rwanda et l'Ouganda ont aidé militairement les rebelles du M23 dans leur récente offensive pour prendre Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon des experts de l'ONU.

Le troupes de la rébellion congolaise du M23 se retireront graduellement à partir de jeudi des positions de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) conquises ces dernières semaines, le retrait de la capitale régionale Goma même ne devant pas intervenir avant vendredi, a indiqué un cadre militaire du mouvement. Le territoire du Masisi, où se trouve la ville de Sake, à une trentaine de km à l'ouest de la ville de Goma, devrait d'abord être évacué.

La rébellion congolaise du M23 a amorcé mercredi son retrait de Goma, selon l'ONU et des témoins, pour se replier au nord de cette ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), un préalable posé par Kinshasa avant toute négociation de paix.