Tout sur Ligue des droits de l'homme

La Ligue des droits de l'Homme change de nom dès lundi: elle défendra désormais les droits humains, annonce-t-elle dans un communiqué dimanche. Ce changement officiel, annoncé lors de l'arrivée de la nouvelle présidente Olivia Venet, intervient à l'occasion de la Journée internationale des droits humains et des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Le président de la Ligue des droits de l'Homme Alexis Deswaef accuse, sur la base d'un "témoignage digne de foi", le cabinet du secrétaire d'Etat Theo Francken de s'être servi de l'Office des étrangers pour rendre public, à des fins politiques partisanes, le dossier de la famille de la petite Mawda, tuée par un policier à la suite d'une course-poursuite.

Le rapport 2017-2018 de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), publié jeudi, se focalise sur trois thématiques: la politique migratoire, l'évolution des droits économiques, sociaux et culturels et l'état de la Justice. Faisant état de ce qui a été fait en faveur des droits humains, le texte pointe aussi une série de défis à relever.

Une grosse opération de la police fédérale est prévue ce dimanche à 20h00 pour interpeller des migrants dans la zone de la gare du Nord et du parc Maximilien, a-t-on appris à bonne source. L'intervention est prévue après la distribution des repas qui a lieu sur l'esplanade de la gare du Nord.

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) et la Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) -soutenues par la section belge francophone d'Amnesty International- ont introduit devant le Conseil d'État un recours en suspension et en annulation des licences d'exportation d'armes vers l'Arabie Saoudite accordées en octobre dernier, indiquent les associations mardi.

La commission de l'Intérieur de la Chambre examinera mardi après-midi le projet de loi qui autorise les visites domiciliaires en vue d'arrêter une personne en séjour illégal. Fruit d'un compromis, le texte impose le détour par un juge d'instruction. Il n'en demeure pas moins une étape de plus dans la criminalisation des sans-papiers, dénoncent les défenseurs des droits de l'homme.

Alors qu'il venait d'obtenir une décision de justice favorable, Mohammad, Soudanais détenu en centre fermé en Belgique, a signé un accord pour un retour volontaire. Dans une langue qu'il ne comprend pas et sans présence d'avocat. Incompréhensible pour la Ligue des Droits de l'Homme qui dénonce un simulacre de consentement.

Le tribunal de première instance de Liège a confirmé mardi matin l'ordonnance qui interdit l'expulsion des Soudanais du centre fermé de Vottem ainsi que leur identification par la mission envoyée par les autorités soudanaises. Cette ordonnance concerne une vingtaine de ressortissants soudanais dont certains seraient mineurs d'âge.