Tout sur Ligue arabe

L'ex-ennemi public numéro 1, ancien leader de la Ligue arabe européenne qui avait fait trembler Anvers en 2002, est revenu tout assagi du Liban en 2013. Acquitté en appel de l'accusation d'être un fauteur d'émeute, il vient de sortir un ouvrage De stad is van ons- Manifest van de nieuwe meerderheid (La ville nous appartient- Manifeste de la nouvelle majorité). L'homme écrit dans De Standaard et prodigue des conseils professionnels sur la gestion des nouvelles réalités urbaines.

Renforcer les sanctions envers le régime syrien, permettre à l'aide humanitaire d'accéder sur le terrain et soutenir le plan de la Ligue arabe, tels sont les thèmes abordés par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, au nom du Benelux, à la Conférence internationale des amis du peuple syrien à Tunis ce vendredi.

Kofi Annan a été nommé émissaire conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie. Il devra notamment "faciliter un règlement pacifique et complet (de la crise) conduit par les Syriens eux-mêmes et qui réponde aux aspirations démocratiques de la population".

La Ligue arabe va soutenir politiquement et matériellement l'opposition syrienne mais demande en parallèle au Conseil de sécurité la formation d'une force conjointe de maintien de la paix. En attendant, la ville de Homs est plongée dans une grave crise humanitaire.

Le gouvernement syrien a rejeté lundi le nouveau plan de la Ligue arabe sur un règlement de la crise dans le pays en le qualifiant d'"ingérence flagrante dans ses affaires intérieures", selon un responsable cité par la télévision officielle syrienne.

Le premier rapport des observateurs de la Ligue arabe en Syrie demande la poursuite de cette mission controversée, tout en faisant état de "harcèlement" de la part des autorités et de l'opposition, a-t-on appris de source diplomatique en marge de sa présentation dimanche lors d'une réunion de l'organisation panarabe au Caire.

Les militants pro-démocratie ont célébré dimanche la nouvelle année en défilant par milliers en Syrie pour appeler au départ du régime de Bachar al-Assad dont les forces ne cessent de réprimer dans le sang la contestation.

Deux importants groupes d'opposition syriens ont annoncé ce samedi leur décision d'unir leurs efforts pour se préparer à la chute du régime, dont les forces continuent de réprimer sans pitié les manifestants pro-démocratie malgré la présence d'observateurs de la Ligue arabe.

La délégation aurait entamé, d'après une télévision syrienne, sa réunion avec le gouverneur de la ville en révolte contre le régime d'Al-Assad. Damas a retiré ses chars du quartier Baba Amro, où 30 personnes ont péri lundi.

Le président syrien Bachar al-Assad affirme que son pays "ne s'inclinera pas" devant une intervention militaire internationale contre sa répression de l'opposition, dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times.

La Ligue arabe a donné mercredi à la Syrie un nouveau délai de 3 jours pour mettre fin à la répression sanglante, faute de quoi des "sanctions économiques" seront adoptées contre le régime de Damas.

L'"Armée syrienne libre", force d'opposition armée fondée par un colonel déserteur, a annoncé la création d'un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime du président Bachar al-Assad, protéger la population et prévenir l'anarchie.

L'Union européenne a durci encore lundi ses sanctions contre la Syrie et demandé à l'ONU d'aider les civiles victimes de la répression, accentuant ainsi la pression sur le régime de Bachar al-Assad au moment où il est suspendu par la Ligue arabe.

Après la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Damas, s'en prenant notamment aux ambassades saoudienne et qatari.