Tout sur Libreville

C'est une "gangrène", devenue en près d'une année un fléau: la consommation d'un emblématique médicament anti-douleur, souvent associé à de l'alcool, fait fureur dans les écoles au Gabon, une nouvelle drogue surnommée "kobolo" par la jeunesse des quartiers.

Un an après la réélection d'Ali Bongo Odimba à la présidentielle du 27 août et des violences post-électorales inédites, le Gabon reste en position délicate entre un pouvoir qui tente l'ouverture, un opposant qui conteste sa légitimité et une population préoccupée par le ralentissement de l'économie, tout comme le FMI.

Le Gabon se trouvait vendredi sous haute tension avec deux civils morts par balles à Libreville, des opposants toujours retenus, des troubles et des pénurie de nourriture qui menacent dans tout le pays, alors que le pouvoir refuse tout nouveau décompte des voix après la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba.

Comme le Congolais Kabila, Ali Bongo Ondimba s'accroche au pouvoir. Les moyens illimités dont il dispose lui garantissent une victoire... à la Pyrrhus, car contestée jusque dans son clan.

L'opposant Jean Ping s'est proclamé dimanche devant la presse et ses partisans à Libreville vainqueur de l'élection présidentielle à un tour au Gabon, dont les résultats officiels doivent être annoncés mardi.

"Pour venir chez moi, c'est après le carrefour de la mort, puis à gauche tu as une vendeuse de rideaux...": au Cameroun comme dans d'autres pays d'Afrique, s'orienter en ville relève du casse-tête faute d'une toponymie fiable, malgré de timides tentatives d'"adressage".