Tout sur liberté d'expression

La Une du Charlie Hebdo qui reparaît près de deux mois après les attentats qui décimèrent sa rédaction sonne comme un salutaire retour à la normale pour ses auteurs. Le journal satirique est à nouveau prêt à affronter ce qui fait sa raison d'être, la meute critique des politiques, des religieux, des bien-pensants, des obscurantistes et des banquiers... Fini l'unanimisme compassionnel, la provocation reprend ses droits, sel de la liberté d'expression.

Le carnaval d'Alost est l'un des plus populaires en Flandre dû à son caractère satirique. Les participants se moquent ouvertement des politiques, de l'actualité et n'hésitent pas à frôler les limites du bon goût avec cette année notamment un char de djihadistes. Voici les meilleures photos de cette édition 2015.

Face à des caricaturistes chypriotes intrigués par l'insistance de Charlie Hebdo à épingler Mahomet, le dessinateur français Plantu a défendu la liberté d'expression des artistes, estimant qu'une "longue bataille pédagogique" sera nécessaire pour faire comprendre ce type d'image.

Le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Gérard Biard, a défendu, dans une interview diffusée partiellement samedi, les caricatures controversées du prophète Mahomet publiées par l'hebdomadaire satirique français, affirmant qu'elles contribuent à défendre "la liberté de religion".

Plus de quatre Français sur dix (42%) estiment qu'il faut éviter de publier des caricatures du prophète Mahomet, et la moitié (50%) sont favorables à une limitation de la liberté d'expression sur internet, ressort-il dimanche d'un sondage réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 1.003 personnes entre les 16 et 17 janvier.

Indigné et triste comme tant d'autres, je condamne radicalement les tueries de Charlie Hebdo et de la Porte de Vincennes. Je dois même avouer avoir ressenti un certain soulagement lorsque les assassins, aussi lâches que déterminés, ont été "neutralisés". Pourtant, je ne suis décidément pas Charlie. Deux raisons au moins me l'interdisent.

Je me méfie de ces grands élans unanimes de compassion lors des grandes tragédies. Aptes à canaliser la tristesse et l'émotion générale, ils risquent aussi de masquer l'essentiel.

Tristesse, fureur, dégoût, angoisse... L'attentat contre Charlie Hebdo n'a pas seulement décimé une rédaction entière, et endeuillé douze familles, il a aussi massacré un bien précieux de la démocratie, la liberté d'expression, et endeuillé du même coups des millions d'êtres épris de justice et de liberté.

La Ligue des droits de l'homme (LDH) s'est dit réticente à une interdiction a priori de la prise de parole du journaliste français Eric Zemmour lors de sa venue en Belgique début janvier, a-t-elle indiqué mardi à l'agence Belga, et ce afin de préserver le droit à la liberté d'expression tout en veillant à ne pas franchir la "ligne rouge" de l'incitation à la haine et à la discrimination.

L'ex-M. Météo de la chaîne RTL Luc Trullemans lancera vendredi sur les réseaux sociaux et certains médias un appel sous forme de vidéo, aux citoyens et aux associations, à manifester en faveur de la liberté d'expression le samedi 25 mai à 14 heures à Bruxelles, a annoncé mercredi son avocat Me Modrikamen.

Les journalistes tunisiens étaient en grève mercredi, les radios, télévisions et sites d'informations privés ou publics observant un service minimum pour dénoncer les pressions qu'ils disent subir de la part du gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda.

Un "J'aime" sur Facebook relève-t-il de la liberté d'expression ? Le débat est en cours devant la justice de Virginie, au nord-est des Etats-Unis, après le renvoi par un shérif en campagne électorale d'employés qui avaient cliqué le bouton "J'aime" sur la page de son adversaire.

A l'Onu, l'"islamophobie" est au cour d'une sourde lutte d'influence entre les Etats musulmans et occidentaux, dont la Belgique. Fin mars, l'Organisation de la conférence islamique a remporté une nouvelle victoire.